Overblog Tous les blogs Top blogs Mode, Art & Design Tous les blogs Mode, Art & Design
Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
MENU
27 novembre 2011 7 27 /11 /novembre /2011 14:48

Quel est la responsabilité d'un artiste? Peut-être qu'en répondant à cette question on saura ce qu'est supposé être un artiste? La réponse est peut-être dans ce qu'il n'est pas. Ce qui reste quand on a fait le tour de ce qu'il ne peut pas, raisonnablement, être.

 

Proposer un monde différent? Des possibles autres que ce monde finalement basé sur l'exploitation de notre prochain, quel que soit le niveau? La fin d'une servitude, le début d'une liberté qui ne consiste pas à faire n'importe quoi et/ou de constamment réclamer ses droits?

 

Et nos devoirs d'hommes et de femmes? Quand en parle-t-on? Je ne parle pas de nos devoirs de citoyens mais de nos devoirs humains. En avons-nous? Si oui, quels sont-ils? 

 

L'arbre, l'animal sont parfaits car ils remplissent leur rôle à la perfection. L'arbre est un arbre dans toute sa qualité d'arbre. De même l'animal. Ils ne cherchent qu'à être pleinement ce pour quoi ils sont destinés. Comment en sommes-nous arrivés à être si loin de nous-mêmes? Que sommes-nous? Que propose les valeurs de notre société? Ont-elles un sens? Que veut-on de nous? Que cherche-t-on à nous faire faire? Pourquoi est-il si difficile de trouver un sens à notre vie? Est-ce que la pensée est la clé à toutes ces questions ou alors fait-elle partie du problème?

 

Qu'est devenu l'artiste, la plupart du temps, dans notre société? Cet espèce de clown que l'on jauge au nombre de disques, livres ou autres supports vendus? À sa popularité? À l'impact qu'il peut avoir sur la critique? Au nombre de spectateurs qu'il peut drainer? À sa capacité à nous distraire, à remplir des salles? À nous faire oublier nos vies somme toute misérables parce que dénuées de sens? À nous aider à supporter cette vie? Sans rien changer? À proposer des idées les plus saugrenues possibles que l'on prend pour de la créativité? Est-il devenu cette pièce d'un puzzle, ce morceau qui permet aux nombreux festivals ou talk-shows de compléter et finaliser leur image?

 

L'artiste vendeur? Pornographe? Servile? Complaisant? Superficiel? Spécialiste? Naîf? Dépendant? Innocent donc coupable (pas dans le sens biblique svp...)? Futile? Insensé?

 

L'artiste: moteur ou miroir? Véhicule ou passager? Reflet de lui-même? De la société? Les deux?

 


Partager cet article
Repost0
26 novembre 2011 6 26 /11 /novembre /2011 13:28

Vivre constamment dans le déni. Le refus de se voir tel que l'on est. Ce mécanisme de défense qui consiste à nier une perception traumatisante, de toute nature, est devenu pour la plupart une façon de vivre. Le déni de soi-même, de ce que l'on est dans l'instant.

 

Nous fixons une image idéalisée de nous-même et tout ce qui ne cadre pas avec cette image est refoulé, nié, mis de côté, dénié. 

 

Se regarder sans détour ni construction mentale, image ou idée sur soi-même. Être face à la réalité, présent à soi-même, sans jugements ni commentaires, sans qualificatifs (ceci est bien ou mal) et ce à chaque seconde, donne le véritable sens au mot liberté.

 

Parler de liberté n'a de sens que dans la mesure où nous sommes véritablement libre à l'intérieur de nous-mêmes. Cette liberté n'est jamais acquise mais  plutôt un processus qui n'a pas de fin. Nos prisons sont ces images auxquels nous tentons désespérément de coller, de nous identifier. Luttes sans fin et impossibles car des l'instant où nous parvenons à rejoindre cette image, une autre se forme et ainsi de suite!

 

C'est ce que je nomme une vie horizontale. Et courbe. Et si la verticalité des choses était une autre façon de voir? Je veux dire que, finalement, dans la vie on n'avance jamais. On reste sur place et on s'enfonce dans le sens? À ce moment, on arrête d'être ce chien qui coure après sa queue dans une folle course sans fin et dénuée de sens!

 

L'infini ne serait que du présent sans chemin tracé à l'avance et sans empreintes laissées derrière nous. La liberté. À ce moment, cette liberté n'est plus un choix mais quelque chose qui découle de cette vision, cette qualité d'être au monde. Elle est cette vision et devient ainsi opérante et non pas séparée de nous. 

 

La liberté vu sous cet angle ne peut donc être quelque chose que l'on demande, que l'on attend ou quémande des autres. Elle n'est pas le résultat d'une volonté, ni de son opposé. Elle éclot quand, justement, le désir de devenir prend fin.

 

Elle est présente, ou pas. 

 

Ceci m'amène à faire un parrallèle avec l'improvisation en musique. 

 

Est-ce que improviser c'est faire des choix ou alors répondre dans l'instant, sans utiliser la pensée qui, elle, ne sait faire que des choix. Je penche pour la "réaction" sur le vif, où tout notre être devient musique et baigne dans le moment présent. C'est la musique qui répond à la musique, c'est la note qui est jouée qui amène la seconde et ainsi de suite. Sans choix mais comme une parole qui se déroule, les mots amenant les mots, les sons amenant les sons. C'est ainsi qu'elle se présente à moi par moment. Moments privilégiés où "je" disparaît sans laisser de traces. Devenir perception.

 

Évidemment, l'analogie avec la parole est boiteuse car lorsque l'on parle, on veut exprimer une idée. Pas en musique. Elle va au-delà des idées, nous présente un monde qui est en-dehors du monde des idées et du sens comme on l'entend avec la parole.

 

C'est peut-être pour cela qu'on a l'impression qu'elle nous dépasse par moment.

 

En fait, elle dépasse (pas toujours...) simplement le monde dans lequel nous baignons constamment, qui est celui de la pensée. 

 


Partager cet article
Repost0
23 novembre 2011 3 23 /11 /novembre /2011 14:09

À toutes les époques les hommes (et maintenant les femmes aussi...) ont fait la guerre pour des motifs de liberté, de défense de son territoire, de sa langue, de ses droits, de sa religion etc. Aucune guerre n'a eu pour but déclaré d'assouvir cette violence qui est en nous. Même Hitler a fait la guerre pour des raisons logiques et justifiables selon (expansion géographique de l'Allemagne, jugée trop exiguë pour un si grand peuple) les critères de l'époque. Avec le recul, on peu voir que ces idées sont fausses et bien hypocrites.

 

À toutes les époques, les religions ont toujours été en faveur de ces guerres et en ont même été l'instigatrice à plusieurs reprises. Nous avons qu'à penser à tout ce mouvement colonial qui, à partir de la fin du 16ième siècle, a permis l'expansion de l'Europe en Afrique, en Asie et dans les Amériques. Pillage systématique des ressources de ces pays conquis par la force et la ruse dans certains cas, imposition de la religion, déculturisation de ces peuples jugés barbares.

 

Avec le recul et une vision historique des choses, nous sommes donc des occupants qui avons imposé à une autre culture nos valeurs. Les patriotes qui ont défendus leur langue et territoire étaient eux-mêmes des envahiseurs aux yeux des peuples autochtones (la plupart) qui vivaient avant eux sur ces terres. Tout ceci est assez simple à comprendre.  L'Histoire de l'Homme c'est l'histoire de ses conquêtes, toujours justifiées.

 

Je ne veux pas refaire l'histoire mais notre héritage est celui-ci. Pas besoin, me semble-t-il, de rentrer dans les détails sur la façon dont nous avons conquis ces terres que nous réclamons comme étant nôtres. Le temps ne change rien à l'affaire.

 

Après avoir parqué ces "occupés", les amérindiens, sur des terres que nous croyions sans intérêts, pauvres, nous voulons maintenant, avec le "plan nord" exploiter ces terres, en extraire les minerais, pétroles et autres richesses fabuleuses. 

 

Ce que j'essaie de faire, c'est de donner une perspective autre (peut-être celle des amérindiens...), une vision un peu différente et, somme toute, assez juste de notre position.

 

Nous nous croyons victimes, et nous le sommes d'une part, mais nous sommes aussi des envahisseurs d'autre part!

 

Pourquoi les patriotes seraient ces héros qui glorifient notre passé? Pas plus que les Anglais qui, eux aussi, se sont imposés à nous et justifient leur guerre, comme nous le faisons pour nous-mêmes! Nous pensons toujours que notre cause est bonne et juste!

 

Non, je ne refais pas l'histoire, je la met dans une perspective la plus large possible. Il n'est pas question ici, l'Histoire étant ce qu'elle est, de remettre en cause notre présence ici (ce serait complètement stupide) mais avoir une vision plus haute, prendre un recul, ne plus voir en "québécois" mais en humain. 

 

L'Histoire prend un tout autre sens à ce moment-là.

 

Pour finir, vous vous rappellez sans doute de cette chanson écrite par Boris Vian, Le Déserteur? Savez-vous qu'il en a changé certaines paroles pour d'autres?

À l'origine, la chanson finit par (je paraphrase mais garde le sens):  "Et dites à vos gendarmes qui viendront me chercher que je serai armé". Cette phrase a été changé par: "et dites à vos gendarmes qui viendront me checher que je n'aurai pas d'armes" 

 

Pour moi, il y a une nette amélioration dans ce changement, non seulement au niveau de la rime, mais surtout au niveau du sens et du poids de toute la chanson.

 

L'auteur refuse la guerre, même au prix de sa vie.

 


 

 

Partager cet article
Repost0
21 novembre 2011 1 21 /11 /novembre /2011 15:42

Ce matin très tôt, trop tôt, j'ai été réveillé au doux son de scies mécaniques. On coupe, on rase. Faut vous dire qu'en face de chez moi on construit une nouvelle église. En effet, la Caisse Populaire (pas tant que ça...) de St-Gabriel de Brandon (lire mon texte "Mon village" sur mon blogue) à décidé d'avoir pignon sur rue et de se refaire une beauté en édifiant un nouvel édifice, le mot n'est pas trop fort, à la place de l'ancien presbytère. Les valeurs changent, le monde change? Que non! Égal à lui-même avec sa laideur envahissante et brutale, sa loghorrée mielleuse qui fait l'apologie de la charité au lieu de la justice ou du nationalisme crétin, toujours guerrier au fond. Ah! Ce ce nationalisme! On en fait même des poèmes! Je m'égare...

 

Oui, on construit une sainte banque. Son architecture rivalise en hauteur avec l'église (c'est pour vous dire! La compétition est forte...) pour soit-disant mieux s'harmoniser avec celle-ci. Le toit, qui fait 2 fois la hauteur du rez-de-chaussé est...vide! Tout comme sa voisine. L'esthétique prétentieuse du batiment en dit long sur la mentalité et les moyens que ces chers financiers. Je me demande si les pigeons qui ont élus domicile dans le clocher vont déménager... Peut-être vont-ils décorer cette Caisse avec leurs défécations, tout comme ils l'ont fait pour l'église. Ce ne serait que justice. 

 

Le presbytère, le plus vieux de la région, a été poussé au fond du terrain, acheté in extremis par une citoyenne du village (quelques jours avant sa démolition!) et reste vide. Comme nos aînés, il est caché, mis au rencart, déporté vers un mouroir où il finira ses jours à l'abris des regards. Place aux entrepreneurs! À la vie moderne! Aux affaires!

 

Pendant que j'écris ces lignes, la scie mécanique fait son travail. Sa musique se plante dans mes reins, dans mon coeur. J'ai envie de vomir. D'aileurs c'est ce que je fais avec ce texte. Je la vomit cette indignation. Parce que je n'ai pas envie de faire parti de ce québécois sur quatre atteint de maladie mentale...Faut que quelque chose sorte, même si ce n'est pas toujours beau. Je refuse ce silence. Oui, je manque de sagesse! Je sais que plus tard je relirai ce texte avec un sourire en me disant:"tu as oublié les étoiles, le ciel, les arbres, ce sourire gratuit rencontré au coin d'une rue, cette main tendue sans arrière-pensées". Je me sens mieux déjà...Mais...

 

Pseudo démocratie qu'on nous enfonce dans la gorge à coup d'élections stériles et qui ne changera jamais les choses véritablement, en profondeur. On nous berce et nous bassine avec de grands discours sur la liberté, sur la supposé grandeur de notre Québec, sur notre pacifisme médiocre et hypocrite, notre culture si riche et "exportable". Parce que la culture pour eux, ces entrepreneurs qui ne voient la culture que sous l'angle de ce qu'elle peut rapporter, et pour nous en général, n'est qu'une autre forme de business, une autre façon de s'imposer à l'autre, de se montrer, de s'exposer, de montrer ses fesses, de faire des affaires et s'enrichir. Comme pour la démocratie, beaucoup de gens s'en servent mais n'en ont rien à foutre. Pas plus démocrate (le pouvoir du peuple par le peuple?..Mon oeil, oui!) qu'amoureux de la culture je vous dis...

 

Tous ces théoriciens verbeux me font rire. Oui, ils me font rire, mais aussi, par moment, me donnent la nausée.

 

L'amitié, la mer, le vent qui souffle sur mon visage...Le vol des outardes en forme de Victoire...

 

Oui, nous avons la chance de vivre dans un pays où l'on peut exprimer sa douleur, son désarroi. Nous avons le droit d'être insignifiant, médiocre, satisfait de nous-mêmes et de la société que l'on se bâti. On peut choisir sa marque de savon, de dentifrice, sa sorte de jus préférée, sa marque de voiture... Voyez les étalages somptueux et indécents! On peut voyager, s'endetter, faire de la politique ou...rien! D'ailleurs, je me demande si après toutes nos gesticulations, notre verbiage pompeux et inutile (mea culpa), ce n'est pas ce qui reste...rien! La machine broyeuse de siècles suit son chemin, inébranlable. Les vraies choses ne se décident pas aux élections. Tout est déjà décidé, prévu, pensé, calculé. Cette phrase magnifique me reste dans la tête depuis que je l'ai lu il y a de ça maintenant 35 ans: Si le vote pouvait changer le système, il serait illégal. Je suis convaincu que finalement vous vous dites que ce n'est pas si horrible? Si ce n'était pas le cas, les choses changeraient, non? On nous achète par le confort, le douillet, le confortable. Notre liberté se résume à pouvoir choisir entre Crest ou Colgate, ou Toyota et Chrysler, Charest ou Legault...Voyez ce que je veux dire? (Oui, je sais, il y a aussi Québec Solidaire. Le jour où j'ai voulu-distraction de ma part-faire parti de ce mouvement, j'ai reçu mon inscription mentionnant que je devais dorénavant suivre la ligne du parti...). Mon panier de recylclage de papier n'en a fait qu'une bouchée. 

 

Nous pouvons tout faire à l'intérieur de balises très précises et étroites. Nous sommes devenus ces chiens de cirque bien dressés qui n'ont plus besoin du fouet pour faire nos cabrioles démocratiques. Merci Orwell.

 

Noël s'en vient à grands pas, on va nous en passer des sapins...On va nous abrutir de discours sur l'amour, la charité. On va faire de beaux shows genre la guignolée grâce à nos pauvres pauvres (oui, 2 fois) qui font tellement pitiés. Et si on parlait de la raison de cette pauvreté? Et si on profitait de ces shows pour dire que cette pauvreté n'est pas "ponctuelle" mais bien systémique? Qu'elle fait parti du système même, qu'il en a besoin? Je m'égare encore...  

 

Tiens, pour finir sur une note différente, savez-vous que Noël portait le nom de Sol Invictus?C'était une fête païenne récupérée par la religion catholique (du temps de sa splendeur) et fêtait en fait le retour de la lumière? Fin décembre, les jours les plus courts, les journées recommencent à s'allonger! Soleil, lumière invaincus, voilà le sens initial de cette fête.

 

La lumière triomphera? Aujourd'hui, il est encore novembre.

 

Sol Invictus!

 


 

    

Partager cet article
Repost0
20 novembre 2011 7 20 /11 /novembre /2011 16:57

Indignés. Si on regarde ou écoute un peu autour de soi, on peut voir plein de raisons d'être indigné. D'abord que veut dire exactement ce mot? Dans le dictionnaire on peut lire: qui inspire le mépris, qui n'est pas à la hauteur de sa fonction (quelle qu'elle soit).

 

Dans notre société, et cela il est important de s'en rendre compte, vous pouvez être indigné, le dire, mais tant que votre parole n'a aucun poids, qu'elle ne dérangera pas l'ordre (indigne) établi. Nous sommes libre dans la mesure où nos gestes et prises de parole ne changeront rien. Que vaut une parole qui reste du vent? Qui reste continuellement dans l'abstraction? Qui ne débouche pas sur des gestes concrets, des changements visibles et opérants?

 

Après avoir encouragé plusieurs pays arabes à faire la révolution, à se défaire de gouvernements qui expoitaient leurs peuples (ici on pourrait développer sur les nôtres de gouvernements) de toutes les façons (là aussi il ne faut pas s'en remettre uniquement à ce que les médias dominants en disent), qui incluent la force, ne voilà-t-il pas que nous nous débarrassons des indignés qui "osent" se rebeller contre l'ordre établi! Évidemment, ces gens seront présentés comme minoritaires, paresseux, mendiants de tout acabit, lâches etc. La propagande sournoise fait son petit bonhomme de chemin, remet à sa place ces "chialeux" qui ne n'ont pas la sagesse de se mettre à genoux devant notre système si exemplaire...Quelle bande d'ingrats!!!

 

"Je me marre" dixit Coluche...La révolution ou cette prise de parole si bienfaisante pour les autres est doucement (pas toujours...) évacuée et diluée ici.  

 

La propagande bien organisée et institutionnalisée à travers nos médias, nos politiques, nos animateurs bien cultivés et insipides nous expliquent à longueur de journée que nous avons la chance de pouvoir dire ce que l'on veut...Tant que ça dérange personne.

 

Cette liberté me laisse un drôle de goût dans la bouche.

 

N.B. À voir le documentaire "La fin de la pauvreté?" nominé à Cannes.

Partager cet article
Repost0
14 novembre 2011 1 14 /11 /novembre /2011 19:11

Polémique ces jours-ci autour du fait qu'un goupe (Karkwa pour ne pas le nommer) dit "alternatif" (faudra que je me fasse expliquer ce terme) a signé une entente avec Coca-Cola pour que cette compagnie puisse utiliser une musique pour leur publicité.

 

Loin de moi de vouloir leur jeter quelque pierre que ce soit, je connais trop bien la difficulté de vivre de sa musique. Un léger (on ne parle pas de millions ici...) surplus pour arrondir les fins de mois souvent difficiles est toujours le bienvenue. 

 

On se rappellera de Pierre Falardeau qui participa à Star Académie, entreprise critiquable sous certains aspects, suscita également une polémique.

 

je crois qu'il est impossible de ne pas être "corrompu" dans le système tel que nous le concevons et le vivons. Mon saxophone (1926) a été fabriqué avec du métal qui provient de mines en Afrique du Sud, probablement extrait par des travailleurs exploités honteusement. Les bananes que l'on mange et qui proviennent de pays où l'utilisation de pesticides rend les ceuilleurs stériles, les chaussures que l'on porte, les ordinateurs que l'on utilise, le journal lu...La liste est sans fin!!!

 

Il faut savoir que notre société si riche existe parce que des gens, des personnes en chair et en os, quelque part, paient pour que nous vivions dans cette société d'abondance et de gaspillage. Cette misère dont nous sommes collectivement et directement responsables existe bel et bien.

 

Ce qui me dérange le plus dans toutes ces affaires c'est notre discours hypocrite à propos de paix, de partage, de charité, de justice etc. Notre façon de vivre et de penser engendrent guerres, séparations, conflits, corruptions en tout genre et j'en passe. L'amour de notre pays, des nôtres (familles-quelles qu'elles soient), des gens proches, de notre métier, de notre pensée, notre façon de vivre etc. amènent tôt ou tard une séparation et qui dit séparation dit conflit. Il y a moi et les autres, moi et le monde.

 

L'amour englobe tout, point à la ligne. Ou alors faut lui donner un autre nom.

 

Prendre véritablement (pas juste au niveau intellectuel) conscience de tout ceci est peut-être le début de quelque chose...L'action juste suivra.

 

En attendant, laissons les artistes avec leur conscience. Le prix à payer est là.

 

 

Partager cet article
Repost0
13 novembre 2011 7 13 /11 /novembre /2011 06:20

Avoir un but et s'y conformer. Cette façon de faire, admise par la plupart d'entre nous et conforme à notre culture, recèle une logique qui nous éloigne de nous-mêmes, qui nous empêche d'être en contact direct avec la réalité, qui n'est autre que le présent. Vivre dans un "futur imaginé" constant, dans l'idée de soi-même au futur, avec cette image que nous nous faisons de nous-mêmes et que nous transportons constamment avec nous, image idéalisée et à jamais innaccessible, est ce mur que l'on entretient avec soin. Toute notre éducation nous y pousse. En tout cas, une grande partie. Penser au futur c'est encore être dans le passé!

 

Notre éducation nous indique, nous pousse à accepter, jour après jour, que la pensée, les idées sont la base et l'unique façon d'être dans ce monde, d'interagir avec lui. Il est extrêmement difficile de faire prendre conscience de ce fait car toute explication concernant cette qualité de présence, d'être, est approchée avec justement ce qui nous empêche de voir ce présent. Une fois le pli bien ancré (voir uniquement avec la pensée), notre premier réflexe est d'aborder la chose avec la tentative de la comprendre. Or, il n'y a que l'expérimentation qui puisse nous faire voir cette façon de faire. Toute explication ne fait que nous éloigner du fait.

 

La seule chose que l'on puisse faire est de dire que cela existe. Comme pour apprendre à nager, il faut se jeter à l'eau si on veut savoir de quoi il en retourne réellement...Pour cela, il faut un certain courage et une passion profonde pour la vie et les mécanismes qui la stucture. Il faut aussi être prêt à lâcher prise à toutes nos certitudes et conclusions, nos a priori si sécurisants mais aussi, et surtout, tout l'échaffaudage de notre "moi" qui fait de nous des îles séparés des autres et du monde en général. Le désespoir est probablement l'étincelle qui pourra enflâmmer cette prise de conscience.

 

Ce désespoir (pas ce désespoir qui n'est qu'apitoiment sur soi-même) doublé de passion est peut-être une clé qui ouvre sur du neuf. 

 

Toute notre culture fait l'apologie de ces îles (si riches soient-elles), idéalise finalement la construction d'êtres séparés les uns des autres. Une observation fine peut en voir toute la monstruosité et le non-sens dans certains cas. 

 

Il ne s'agit pas, encore une fois, de renier la pensée, mais de la mettre à sa juste place et de voir les ravages qu'elle cause lorsque utilisée pour des domaines qui requièrent, finalement, son silence.

 

Briser, faire éclater l'espoir imbécile. 

 


Partager cet article
Repost0
5 novembre 2011 6 05 /11 /novembre /2011 20:41

Prendre le temps pour réfléchir, rêver. Cette phrase semble être une évidence au premier abord. Ce dont on ne parle pas (ce que je m'empresse de faire...) c'est de la qualité de la réflexion et ce que réfléchir implique. Pareil pour les rêves.

 

Réfléchir et rêver c'est mettre en branle le processus de la pensée. C'est donc rester dans le passé, utiliser le passé pour voir...le présent? Si je parle de l'importance du présent c'est que je crois que nous sommes constamment dans le passé et que cela pose problème. Je vois venir cette conclusion qui vous fera dire que ce "concept" est bouddhiste ou venant de quelque religion orientale! Voilà un bel exemple de raccourci que la pensée utilise pour évacuer un sujet brûlant (en ce qui me concerne). Oui oui...On connaît...On connaît intellectuellement mais cela est loin de suffire! On reste ainsi à la surface, bien sécuriser dans notre savoir théorique et somme toute inutile! On peut connaître sans savoir!

 

Je continue.

 

La perception, le fait de voir en utilisant la pensée et les connaissances, de manier des concepts qui, pour être intéressants, ne sont que du passé (la connaissance n'étant que du passé), nous empêche de voir le présent dans toute sa fraîcheur et sa pleine signification, son essence. Les concepts sont des raccourcis, des idées toutes faites (vraies ou fausses, là n'est pas la question) sur les sujets qui nous intéressent. Si nous voulons creuser le sens de la réalité, du réel, de ce qui nous entoure seconde après seconde, nous devons nous débarrasser des ces concepts, théories, valeurs, opinions, conclusions pour voir plus loin. Voir avec l'aide des connaissances est très différent que de simplement voir. 

 

Je ne dis pas qu'il faille tout rejeter tout le temps mais être conscient que ces deux façons d'aborder les faits, les choses et les gens sont différents et peuvent donner une perspective nouvelle à notre façon de vivre. Ce n'est pas dans notre culture de voir sans passer par nos connaissances. Je dirais même que cette vision met, en général, les intellectuels sur la défensive parce qu'elle remet en cause (ou plutôt à sa place) toute la tradition de la glorification de la pensée, qui est ce avec quoi ils travaillent jour après jour. Être d'accord ou non intellectuellement avec ce fait n'est pas suffisant et finalement inutile, il faut l'expérimenter.  Et si j'en parle, ce n'est pas parce que j'y parvient, c'est que j'en suis conscient. C'est un premier pas.

 

Les connaissances ont évidemment leur place et utilité, il faudrait être fou pour penser le contraire. Tout ce que je dis c'est qu'il est possible et souhaitable dans certaines occasions de taire ce savoir (ici utilisé comme la somme des connaissances) et regarder avec un esprit libre, libre de ce savoir qui voudrait prendre toute la place et nous enchaîner à notre passé. 

 

Voir de cette façon pourrait se nommer méditation. Je ne parle pas de cette méditation que l'on croit ne pouvoir se faire qu'assis, les jambes croisées avec un peu d'encens pour purifier l'atmosphère. Cette méditation je la laisse au bourgeois qui pense pouvoir "attraper" ou acquerir de la spiritualité en suivant des recettes miracles. Non, je parle de cette méditation qui est un état d'esprit qui peut survenir à tout moment qui fait que nous ne sommes plus le centre de nos préoccupations. S'assoir pour méditer est encore une façon de s'évader.

 

Être en état de méditation c'est être la perception. C'est être hors du temps, hors du champ de la pensée.

 

J'ai la chance de pratiquer un art (la musique) qui exige cette qualité de non-présence à soi-même lorsque prise au sérieux. C'est un défi magnifique et une joie indescriptible d'être dans cet état. Et ce n'est pas une question de volonté mais de laisser aller assez difficile à expliquer. Difficile car tout en utilisant des connaissances nous devons être totalement dans l'instant présent. Il y a donc une contradiction que je ne m'explique toujours pas. Il existe pourtant un lien quelque part...

 

J'ai encore beaucoup de chemin à parcourir!!

 

 

 


 


 


Partager cet article
Repost0
3 novembre 2011 4 03 /11 /novembre /2011 13:45

Dans un autre petit texte, j'ai rapidement esquissé quelques réflexions au sujet de la culture, sur l'importance que peut avoir le fait de connaître tel auteur et sa pensée, musicien, philosophe, mathématicien etc. et l'impact réel que ces connaissances peuvent avoir sur nous. Ces quelques observations qui sont non pas des idées reprisent d'auteurs (quoique j'ai été mis sur la voie par différents penseurs et philosophes), des répétitions de ce que d'autres personnes pensent, (qui ferait de moi un perroquet savant, certes, mais tout de même un perroquet) sont le fruit donc d'observations et de réflexions personnelles. Préambule maladroit pour dire qu'une idée qui n'est pas mis en pratique, expérimentée, vécue, reste de la théorie et du bavardage quelque peu stérile. 

 

 

La pensée n'est que mémoire. Il se trouve que peu de gens voient cette affirmation comme un fait qu'il est pourtant assez facile d'observer pour qui se donne la peine. Observation pure (sans jugement, conclusion, opinion etc.) de notre pensée sans se servir de notre savoir livresque qui, à ce moment, nous empêche de nous voir dans l'instant. Observer sans passer par autrui, sans utiliser de savoir de seconde main. Cette affirmation anodine en apparence renferme en elle toute une révolution. Notre société moderne place cette mémoire comme la chose la plus importante, en fait presque une idole, ce par quoi tout vient et survient, le nec-plus-ultra de toute personne sensée ou supposée l'être. Je conteste cette approche. Permettez...

 

Il est assez surprenant de voir les résultats d'une philosophie où la pensée reste la reine des possibles pour observer nous et notre monde. Voir uniquement à partir du passé? La plupart des gens qui n'ont pas vraiment saisis le rôle de la pensée, sa structure, voient le moment présent comme vide, limite insaisissable entre le passé et le futur, un mur ou une frontière, un passage entre ce passé et ce futur qui n'a pas d'épaisseur ni de saveur, sans contenu propre, l'important se trouvant ou dans le passé ou dans le futur. Dans les idées.

 

Il me semble également plausible de voir ce présent non seulement comme l'ensemble, le résultat du passé, l'aboutissement de celui-ci mais aussi de voir le présent comme un futur possible par la qualité même de ce présent, un présent profond porteur de futur. Le présent porte en lui le futur, il en a le goût et le parfum.

 

La culture, comme on nous la présente aujourd'hui, ne serait qu'accumulation de savoirs sur ce que d'autres pensent et sentent, leur vision du monde rendu lisible, visible par leur sensibilité propre. Oui, par certains côtés, il peut être intéressant et utile de voir et de connaître ce que les autres pensent, font, voient, leurs conclusions, aboutissements, processus etc. Je ne parle pas ici des connaissances de bases qui sont le savoir écrire, parler, compter! Évidemment!

 

La culture rend sensible? Je me pose la question. Comment rendre sensible? Par une accumulation de savoirs livresques? Par une accumulation de savoirs scientifiques, biologiques, philosophiques, mathématiques, musicaux etc? Je ne vois pas cela. J'observe autour de moi, je regarde plus loin, dans d'autres régions, pays, continents et je ne vois pas où on peut observer un tel résultat! Il ne s'agit pas de faire des voeux pieux, il s'agit d'observer et voir et peut-être arriver à certaines conclusions (là, il faut faire attention parce que le vivant bouge sans cesse) ou à tout le moins tirer des enseignements de cette observation.

 

Dans le passé également, je regarde l'Histoire de l'Homme et je vois une technologie qui a fait de grand pas, des réalisations dans les arts (au sens large) mais je ne vois pas de grands changements au niveau de notre psychologie. J'en suis désolé. Et il me semble que les problèmes auxquels nous somme confrontés, qui sont cruciaux et urgents, seront résolus par un changement de ce psychisme et non pas par une culture générale qui, après tout, ne nous change pas en profondeur.

 

La culture, pour donner un exemple proche de nous, sert à quoi quand un ancien premier ministre (qui a fait "ses Humanités", qui a de la culture, qui possède des connaissances) peut certes participer au conseil d'administration de l'orchestre symphonique de Montréal et aider à construire une salle pour cet orchestre mais dans un même souffle être le porte-parole des compagnies qui veulent extraire du gaz de schiste de façon "sauvage"? À quoi peut bien servir cette culture si elle ne rend pas, c'est un fait observable et vérifiable, meilleure? 

 

Une culture générale qui ne nous sort pas de cette psychologie brutale, égoïste, individualiste à outrance, calculatrice et sectaire, qui ne voit pas les enjeux ou qui n'aide pas à voir ces enjeux cruciaux auxquels nous faisons face est caduque et bien insignifiante par rapport à nos besoins. La véritable ignorance est celle qui provient de la méconnaissance de nous-mêmes. La culture générale n'aide en rien ou trop peu (vraiment trop peu) cette ignorance et aurait tendance dans certains cas, comme on vient de le voir, de donner cette espèce d'assurance à ceux qui en sont pourvu, qui n'est que le résultat d'un savoir tronqué, partiel.

 

Avoir des connaissances sur la physique quantique et les mathématiques n'a jamais empêché ces scientifiques de fabriquer la bombe atomique! La culture générale d'un Obama ne l'a pas empêché de donner son aval à la construction de près de 200 nouvelles bases militaires dans le monde depuis son élection!  De le faire réfléchir sur cet impérialisme brutal et criminel qui donne les résultats que tout le monde peut voir! On est en droit de (et on doit) se poser des questions sur cette fameuse culture générale et son impact réel sur notre psychisme! Non? Ou alors on se cache la face et la réalité derrière ce mur et continuons à aller au concert, écrire des livres sur les bienfaits de cette culture... qui n'en est pas complètement exempte, j'insiste.   

 

Quelque chose en amont de cette culture générale doit être à l'oeuvre pour rendre cette culture efficiente, véritablement utile et porteuse autrement que simplement nous rendre encore une fois spectateur béat, isolé, passif devant le "faire" des autres citoyens et humains qui nous ont précédés.

 

C'est pourquoi je fais une différence (et elle est de taille!) entre "avoir" de la culture qui n'est qu'accumulation de connaissances et "être" cultivé qui donne des êtres véritablement sensibles, donc responsables. Sensible à l'ensemble des phénomènes existants dans nos vie et non pas sur une seule facette de celle-ci.

 

On peut donc être cultivé sans traîner avec nous tout le fardeau du passé. Encore une fois, pour moi, être cultivé est le résultat d'une vie sensible et créatrice. La création n'étant pas ici les élucubrations de cerveaux plus ou moins malades mais un souffle qui vient de la qualité de présence à ce qui nous entoure.

 

La question est de savoir comment rendre sensible.

(à suivre)

 

Partager cet article
Repost0
31 octobre 2011 1 31 /10 /octobre /2011 12:30

Première neige. Joie pour certains, calamité pour d'autres...J'observe mes chats et j'ai l'impression qu'ils redécouvrent cette neige à chaque année. Reniflements, leurs yeux suivants chaque flocon qui tombe, tentatives de marcher sur ce blanc qui semble froid pour leurs petites pattes. Ils restent plus longtemps à la maison et ne font plus nuit blanche à l'extérieur comme ils peuvent le faire l'été.

 

Mes deux chats sont très différents. Bien sûr leur robe, l'une d'un gris uni, genre chartreux et l'autre d'un gris qu'on appelle "écaille de tortue", amalgame de différents tons de gris parsemés de lignes noires. L'un est plutôt petit, je dirais nerveux, avec des gestes et des demandes claires et est en général peu patient. S'il a faim et que son plat est vide il ne vous lachera pas tant qu'on aura pas rempli de croquettes son assiette. C'est avec des miaulements à fendre l'âme qu'il exigera qu'on lui ouvre la porte et si par malheur on tarde à lui ouvrir, il grattera la porte ou sautera sur le lit pour venir vous rappeler à l'ordre. Si vous êtes occupé à lire ou faire une quelconque activité il emploiera tout son charme et viendra se frotter à vos jambes, attendant le moindre geste de votre part pour se diriger en courant vers la porte qui mène à l'extérieur. 

 

Le chartreux, plus calme, pourra attendre de longues minutes (qui peuvent se transformer en heures) "sans dire un mot", sans démontrer la moindre impatience. Il arrive souvent que le matin, après un concert se terminant tard et passant plus de temps qu'à l'accoutumer au lit, je le trouve au pied de celui-ci, assis, me regardant droit dans le yeux quand je daigne les ouvrir...

 

Les chats n'ont pas le droit de venir dans la cuisine. Une ligne imaginaire, décrétée par mes soins, forme une espèce de frontière avec la salle à manger. Jamais ils ne passent cette ligne pour venir quémander de la nourriture pendant que l'on fait la cuisine. Au centimètre près! Ceci dit, je les soupçonne de franchir cette barrière la nuit si d'aventure quelques plats ont été oubliés la veille...

 

Une autre particularité et grande différence se trouve au niveau de leur réveil. L'un aime d'abord sortir quelques minutes, passant devant son plat sans manger alors que l'autre (le patient) devra en premier lieu manger avant de faire son petit tour. C'est systématique! Leur façon de manger est aussi particulière. Le gris uni mange avec la tête complètement enfouie dans son plat, alternant bouchée de salade et croquette avec une régularité assez étonnante (oui, mes chats mangent de la salade). On sent le grand plaisir qu'il a à manger, concentré sur son activité, presque grave, religieux je dirais. L'autre mange peu et s'activera sur les croquettes ou la salade sans jamais mélanger les deux. Lorsqu'il rentre de son tour, histoire, j'imagine, de s'ouvrir l'appétit, il ira d'abord voir le plat (vide la plupart du temps...) de son copain car on sait bien que l'herbe est toujours plus verte chez le voisin. "Rassuré", il se dirigera ensuite vers son assiette.

 

L'un aime être pris dans nos bras, adore le contact en permanence et particulièrement les gratouilles sur son nez alors que l'autre, plus distant en général, débordera d'amour, fera éclater toute sa tendresse par vagues impossible à endiguer. Un tsunamie de câlins, se roulant par terre sur le dos, roucoulant, bavant à qui mieux-mieux, poussant votre main de sa petite tête, se perchant sur les meubles pour être plus proche de vous...et le voilà reparti!

 

Je crois que les chats, et les animaux en général, ont un sens de la justice, savent analyser nos comportements et s'y adapter. C'est pourquoi ma compagne et moi, faisont toujours attention à la façon de traiter nos compagnons et tentons de nous adapter à notre tour à leur personnalité et leurs particularités.

 

Nos chats, Mimi et Hehe (prononcez re-re) sont une grande source de joie et peuvent nous apprendre, finalement, beaucoup sur nous-mêmes.

 


 

 

 

 

Partager cet article
Repost0

Présentation

  • : Le blog de Yannick Rieu
  • : Histoires, poèmes, fragments. Ce qui me traverse, ce qui m’interpelle ou me bouleverse. Des mots pour réfléchir, comprendre, sourire parfois, résister aussi. J’écris.
  • Contact

Recherche

Pages