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27 octobre 2011 4 27 /10 /octobre /2011 02:57

En revenant de faire des courses, je m'arrête pour observer l'arbre qui pousse entre ma maison et celle du voisin. Ses feuilles d'un orange vif contrastaient avec le bleu profond d'un ciel de fin de journée. Le vent faisait tournoyer les feuilles dans tous les sens et donnaient un peu la sensation d'une espèce de pluie d'étoiles, aidées en cela par le soleil couchant qui illuminait de ses rayons orangés les feuilles rendues presque fluorescentes. Je restai là pendant plusieurs minutes jusqu'à ce que soleil disparaisse derrière la montagne.

 

L'attention, soeur de l'observation, est pour moi une façon plus large de voir ce qui nous entoure que ce que la concentration permet. Par concentration on entend ce mécanisme qui exclut tous les autres sujets qui ne font pas parti du sujet sur lequel on se concentre. On écarte ainsi toutes pensés et autres "distractions" qui viennent en travers du chemin de la concentration.

 

La différence est minime et grande à la fois entre concentration et attention. L'attention prend sa source dans la passion alors que la concentration vient de quelque chose de plus mécanique, de plus violent et réducteur. L'attention est inclusive alors que la concentration est exclusive.

 

Dans une société où la performance est sacro-sainte, la concentration est ce qui est exigée le plus souvent, la spécialisation à outrance demeurant son résultat le plus visible. Ainsi l'on crée des humains performants, comme des machines peuvent l'être, c'est-à-dire sans état d'âme, sans vision globale des choses et du monde dans lequel nous vivons.

 

En érigeant constamment un mur autour de nous-mêmes par la concentraton, nous devenons insensible à ce qui est en dehors de nos passions individuelles. Notre "personnalité" reste dans une zone très étroite et pointu alors qu'une vie véritablement créative demande, exige, une vision globale des choses. 

 


 

 

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Published by Yannick Rieu - dans Culture
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