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21 avril 2012 6 21 /04 /avril /2012 03:01

En général, on court dans la vie et on marche pour la paix.

On ne marche pas seulement pour soi mais pour nos filles et fils.

Pour ceux à naître également.

On marche pour l'autre. Et l'autre c'est aussi soi. 

 

On l'aura compris la solidarité, dans nos démocratie, est un danger pour ceux qui voudraient nous amener dans un système où l'individualisme sert plus souvent qu'autrement la classe dirigeante. Ils souhaitent une solidarité lors des votes, tous les quatre ans, quand il s'agit de les mettre au pouvoir. Mais entre les élections ils nous préfèreraient muets et dociles, leur laissant une marge de manoeuvre digne d'une dictature. Vous avez voté, maintenant fermez-la et faites ce qu'on vous dit.

 

En fait et dans le fond, ces gens détestent la démocratie. Ils s'en servent, l'utilisent mais essaient, dans une majorité de cas, de la contourner. De toutes les façons. Corruption, loi du baillon utilisée à outrance, refus de dialogue ("si vous n'êtes pas contents mettez-nous dehors aux prochaines élections..."), décisions arbitraires qui vont à l'encontre du bien commun etc.

 

En général, je ne participe pas aux manifestations. J'utilise d'autres moyens pour faire entendre ma voix.

 

Mais là, ce gouvernement et leur chambre de commerce qui nous prend pour du bétail tout juste bon à travailler pour produire et consommer vont trop loin. 

 

Ils vont trop loin dans leur arrogante cécité.

 

La vision de la finance n'est pas celle du bien commun. Je refuse d'être dirigé par elle. Je refuse qu'elle me dise comment vivre et à quelles conditions. 

 

Il faut la mettre au pas. Et non l'inverse.

 

Dimanche je marcherai, qu'il pleuve ou qu'il fasse beau. 

Dimanche nous marcherons.


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20 avril 2012 5 20 /04 /avril /2012 00:50

Tout va bien...

 

Quand on ferme sa gueule ou

Quand on l'ouvre pour défendre un système inique

Quand on fait ce qu'on nous dit de faire sans réfléchir

Quand on vote sagement croyant que s'offrent à nous de vraies options

Quand on consomme ce qu'on nous suggère de consommer

Quand on fait la guerre quand on nous dit de la faire

Quand on roule dans nos belles voitures en pestant un tout petit peu contre le prix de l'essence

Quand on regarde et applaudit des émissions de télé odieusement abêtissantes

Quand on fait taire notre conscience en faisant la charité au lieu de réclamer justice

Quand on se laisse berner par une information qui ressemble trop souvent à de la propagande

Quand on étudie juste pour trouver un job

Quand on paye ses études pour devenir les nouveaux esclaves de luxe d'une société à bout de souffle

Quand on croit être debout alors que l'on est à genoux parce que les autres sont couchés

 

...Tout va bien!

 

Ne t'aventure pas à remettre en cause des valeurs qu'on t'a appris à faire tiennes, qui semblent provenir de toi. Ces valeurs, on te les a gentiment programmées depuis tout petit. Tu vis dedans, c'est ta culture, c'est ta tradition. Tu les aimes sans savoir exactement pourquoi ni si ces valeurs ont un sens réel et profond, si elles t'appartiennent.

 

Ne change rien et alors...tout ira bien!

 

P.S. Notre société avance à grands pas. On voit maintenant (et régulièrement) des polices à l'université...Ahhh! La joie de voir ces gens encore vouloir apprendre! 


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19 avril 2012 4 19 /04 /avril /2012 13:39

S'exprimer. Revendiquer le droit de dire et de partager une parole. Tant que nous restons dans les limites tracées par ceux qui nous laissent dire, par ceux qui, d'une certaine façon, contrôlent notre parole nous n'avons rien à craindre.

 

Si, d'une façon ou d'une autre, cette parole s'organise, si elle prend corps, si elle sort de son anonymat, si elle a un réelle impact, nous avons tout à craindre. 

 

Les forces qui semblent dormir lorsque notre parole est sous contrôle, lorsque celle-ci ne fait pas trop de vagues (il existe une certaine marge de manoeuvre...qu'il ne faut jamais dépasser), bien balisée, avec des frontières très précises, ces forces se réveillent et se montrent dans toute leur horreur, leur froid dessein et leur inhumanité implacable.

 

Ces forces sont odieuses et opèrent depuis de nombreuses années et à un niveau autre que celui dont nous sommes témoins avec la grève étudiante. L'injustice nous a servi dans le passé et nous sert encore maintenant. Elle nous sert à maintenir notre train de vie au dépend et au détriment d'autres sociétés. Nous ne la voyons pas, nous ne voulons pas la voir. Tant que cette injustice ne frappe que les autres, nous nous trouvons bien dans notre confort, assis voire couchés sur des tonnes de malheurs. 

 

Ces forces sont d'autant plus perverses car, d'une certaine manière, nous en sommes les complices. C'est nous qui, années après années, vote après vote, collectivement, avons installé ces forces au pouvoir. C'est le résultat de notre pratique et de notre vision de la liberté, de celui de la majorité à tout le moins. Démocratie oblige.

 

Nous exigeons ou trouvons normal, dans l'ensemble, un train de vie que la planète ne pourra supporter si cette culture s'étend à tout le genre humain. Nous en avons fait un droit alors qu'il me semble que c'est un privilège, et qu'un privilège s'exerce au dépend de l'Autre. Toujours.

 

Notre indignation s'élève lorsque nous sommes les victimes d'injustices mais cette indignation a des frontières très précises et ne dépassent que rarement notre personne ou notre groupe (j'allais écrire tribu...). 

 

Oui, les forces de la finance sont odieuses, l'injustice est insupportable.

 

Notre soif de justice, cependant, sera et restera une forme d'injustice pour beaucoup de gens. Cette soif s'étanche, s'estompe rapidement car nous sommes principalement préoccupés que par la nôtre.

 

On me marche sur le pied

Je crie mon malheur

Pendant que mon frère et ma soeur

Meurent

De ne pas manger

 

 


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18 avril 2012 3 18 /04 /avril /2012 13:08

Faire de la philosophie permet de manier des idées avec plus ou moins de virtuosité mais n'apporte pas de changement profond dans notre être. Parfois dans le domaine des idées. C'est pour cette raison que l'on peut rencontrer, lire et entendre des philosophes qui, à un certain niveau, semblent brillants mais affublés des mêmes défauts que leur semblable.

 

On pourra dire plus généralement que la recherche de l'équilibre et de la félicité ne passe pas par une spécialisation de notre pensée, quel que soit le domaine. Si la philosophie s'emploie à découvrir notre monde intérieur uniquement par l'entremise de la pensée, cette connaissance ou découverte sera toujours partielle et limitée de par la nature même de la pensée.

 

Le maniement des idées et des concepts, tout intéressant qu'il soit, reste extrêmement limité pour comprendre soi et les autres, ce qui me paraît être la base pour une véritable révolution psychologique.

 

L'idéalisme comme le matérialisme sont des façons de fuir le présent, le "ce qui est". Nous sommes passés maîtres dans la fuite du présent! On le qualifie de pauvre pour ne pas avoir à le regarder en face, on s'en détourne de mille et une façons, que ce soit de manière grossière ou sophistiquée.

 

Il est assez intéressant de noter que beaucoup de philosophes, habitués de vivre dans le monde des idées, trouvent "décevant" et "limité" le présent. Philosopher, faire de la philosophie devient une fuite comme le reste si l'on est pas vigilant. Le piège de la pensée, car elle peut en être un, c'est de croire qu'en dehors de celle-ci, il n'existe pas grand chose, que du terne et du "présent limité". La grenouille croit également que le ciel se limite à ce qu'elle voit de celui-ci du fond de son puit.  

 

On se barde de culture, de savoir, on tente d'étouffer le présent avec du passé, on fuit dans la consommation, les livres, la musique, les écrans (télévisions, ordinateurs), la politique, le militantisme, la religion et j'en passe! 

 

On a tellement peur de se voir que l'on n'arrête pas de se "dépasser"! On se perd ainsi de vue, tout occupé à performer, à finir premier.

 

On se croit tête, on est que pieds.

 

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17 avril 2012 2 17 /04 /avril /2012 19:25

Si philosopher c'est clarifier des concepts on peut se demander avec quel outil le philosophe clarifie. La réponse est assez simple: avec la pensée. Clarifier des concepts avec la pensée. Avec sa pensée. Le philosophe (sa propre pensée) est l'outil qui lui permettra d'appréhender, de scruter, d'observer le monde dans lequel il vit. Alors...

 

Quelle est la nature de la pensée? Qu'est-ce que penser? Se pencher sur la nature de l'outil qui servira à clarifier des concepts me semble raisonnable voire essentiel pour que cette clarification porte en elle une certaine légitimité, un certain sens. Quelle en sera sa valeur autrement? Pour véritablement connaître la pensée il faudra se pencher sur sa pensée. Dans ce domaine, la psychologie, toutes connaissances faites par d'autres ne sont que de peu d'utilité. On ne peut se connaître en passant par les autres, par un savoir de seconde main.

 

Y a-t-il véritablement clarification, éclaircissement si l'on ne se penche pas et tentons de comprendre tout le processus de la pensée? Sans ce préalable, cette clarification souhaitée et entreprise risque de se résumer à une espèce de continuation de réflexes mécaniques issues de l'habitude, de la tradition (philosophique), sorte de conventions sociales ou culturelles qui empêchent, après tout, de voir l'ensemble du processus de la pensée et donc rend caduque, dans une large mesure, tout véritable éclaircissement de concepts.

 

La pensée est une réaction de la mémoire. Sans savoir pas de pensée. Sans expérience pas de savoir. Notre mémoire accumule les expériences, les connaissances et notre pensée se développe à partir de cette mémoire. Le savoir est toujours limité, notre mémoire est toujours limité, notre pensée est toujours limitée. Elle est aussi mécanique. Elle est une suite de causes et d'effets et de répétitions. La pensée est issue du passé, tout comme notre savoir et notre expérience si grands soient-ils.

 

Maintenant, le "je" est-il séparé de la pensée? Est-il, lui aussi, une construction qui vient du passé? S'élabore-t-il, s'érige-t-il au fur et à mesure de cette accumulation de savoir et d'expériences? Est-il distinct de la somme du passé? "Je" ne serait que cette accumulation mécanique de toute une vie? "Je", notre "moi", notre ego, à ce moment, ne serait que ce passé! Ce "je" est une image qui s'est formée au cours du temps. Il est le résultat de nombreux conditionnements (je suis capitaliste, catholique, ouvrier, musicien etc.) et d'images superposées.

 

Je pose la question maintenant: Est-il possible de vivre sans cette image du "moi"? Que peut découvrir ou voir ce "je" qui n'est que le résultat de tous ces conditionnements?

 

Ce "moi" circonscrira ses recherches dans un territoire restreint et limité, incapable de sortir de lui-même parce qu'ignorant de lui-même. Il tournera en rond aussi longtemps qu'il ne sera pas conscient de ce qui le constitue et trace ses limites.

 

Philosopher c'est d'abord se connaître soi-même. Vieil adage mais qui, aujourd'hui, le pratique sérieusement?

 

 

 


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16 avril 2012 1 16 /04 /avril /2012 15:53

Assez surprenant notre capacité à vouloir éviter d'affronter ce qui est là, devant nous, d'une évidence implacable et...inévitable. J'ai parfois l'impression que nous agissons comme ces chats qui se rencontrent sur un territoire donné et qui évitent le regard de l'autre. Ce que je ne vois pas n'existe pas? Ce que je ne veux pas voir n'existe pas? Il est assez comique d'assister à une scène comme ces deux chats. Leur mauvaise foi est surprenante et efficace! Beaucoup de combats évités de la sorte.

 

Ce qui est bon pour les chats n'est pas forcément bon pour nous...J'irai même jusqu'à dire qu'en ce qui nous concerne, je trouve cela pathétique et d'une profonde tristesse. Surtout lorsqu'il s'agit d'aborder le domaine des idées.

 

Notre conditionnement, notre culture, nos traditions, nos façons de faire nous empêchent souvent d'être ouverts aux idées nouvelles ou simplement différentes de celles qui "circulent" dans nos société. Pour nous préserver d'avoir à réfléchir sans préjugés sur ces nouvelles propositions, nous faisons comme ces chats, nous portons notre regard ailleurs en espérant que ces idées passent et nous laissent en paix, ce que nous prenons pour la paix mais qui n'est qu'une forme de lâcheté.

 

Nous agissons comme si la réalité était remplacée, surclassée par des symboles auxquels nous nous accrochons désespérément, comme si au fond, la réalité était dérangeante, sa lumière trop violente et que l'ombre était pour nous plus confortable et sécurisante. Voir l'autre chat est problématique car il va falloir que je confronte. La cécité volontaire est plus facile: elle me permet le statu quo.

 

Le plus surprenant dans tout cela se trouve dans notre capacité à nous auto-illusionner sur notre propre culture, nos traditions etc. Le lavage de cerveau, qui commence dès notre plus tendre enfance n'est pas vu ou senti comme tel. Bien sûr, certaines valeurs peuvent avoir du bon, on ne peut tout et toujours tout remettre en question mais lorsque nous entrons dans le domaine psychologique il en va tout autrement. Il me paraît sain de faire table rase de tout ce qu'on nous a appris sur nous et de voir par nous-mêmes.

 

Quelques pistes? 

 

Jamais (ou presque) il nous viendra à l'esprit de remettre en cause l'idée de nation, de pays. Rarement il nous viendra à l'esprit de réfléchir sur le savoir et sa place dans notre vie. Lorsque cela a été fait c'était à l'intérieur du dit conditionnement donc sans remise en cause du fond. Quand avons-nous vraiment approfondi ou nous sommes-nous penchés sur ce qu'était la pensée, par nous-mêmes, sans passer par d'autres? Cet outil que l'on utilise à chaque jour, l'a-t-on bien observé? Son mécanisme, ses "ruses", ses illusions etc. Qui pense? Y a-t-il un penseur et une pensée ou tout cela ne fait qu'un? Si le penseur est la pensée qu'est-ce que cela signifie? Ces questions sont loin d'être anodines (à moins de penser en "chat"...) et entraînent une vision bien différente de notre place dans le monde mais surtout de sa qualité. 

 

Un exemple: Nous voulons réfléchir, par le biais d'états généraux, sur l'enseignement supérieur. Soit. Déjà, la volonté de vouloir séparer, couper en morceaux le problème de l'enseignement alors que celui-ci est global est significatif. Réfléchir oui, mais à l'intérieur de cadres bien précis et bien nets, celui de nos conditionnements? Rien de vraiment neuf ne pourra sortir de ces états généraux pour la simple raison que l'outil qui servira à réfléchir, notre cerveau et sa pensée, le fera dans les seules ornières qu'ils connaissent.

 

Sortir de notre conditionnement c'est d'abord être à même de le voir et le reconnaître. Mais comme nos deux chats, nous préférons continuer notre chemin en l'ignorant et s'illusionner sur la profondeur de notre réflexion.

 

 

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13 avril 2012 5 13 /04 /avril /2012 20:44

Nous sommes dans la culture de l'identification. Lorsque je proclame que je suis catholique, communiste, anarchiste, en fait peu importe l'idée, je cherche à m'identifier à quelque chose de plus grand que moi qui me donnera une certaine sécurité, un confort passager. Passager et combien éphémère car en me coupant de la sorte de tous ceux qui ne font pas partie de mon identification (encore une fois peu importe laquelle ou lesquelles) je devrai défendre, tôt ou tard, cette idée que je me fais de moi-même. Le conflit pointera son nez sans l'ombre d'un doute, petit ou grand.

 

Que se passe-t-il lorsque je suis à la recherche de cette sécurité? En fait le centre de mes préoccupations reste...moi-même et ce désir de sécurité. Je me satisfais à travers une cause avec laquelle je me serai identifiée, cause que j'estime d'ordre supérieur.

 

À l'intérieur même de la cause choisie (ou des causes) il y aura divergence d'interprétation (comme on peut le constater dans la vie de tous les jours!) et encore une fois conflit. L'entente totale et constante est chose rarissime voire impossible...On peut se référer à l'Histoire pour vérifier mes dires.

 

Comment, à ce moment-là, puis-je coopérer avec qui que ce soit si je suis, tout comme l'autre, mon principal objet de préoccupation? Je me soucis de moi-même de façon prioritaire, je ne peux donc partager avec l'autre de manière tout-à-fait sincère et constante. Pour contourner ce fait, nous nous identifions à des idéologies avec le (parfois) mince espoir de susciter la coopération. Cela ne dure jamais. Nous travaillons réellement ensemble et coopérons quand cela nous chante.

 

Il arrive parfois, pour une période donnée, que nous puissions travailler sur une même idée, dans un même mouvement idéologique. Il y a parfois concordance d'idées, identification commune (une nation par exemple) qui sera amenée à être défendue au nom de la sécurité collective. Si cette notion est menacée, je suis perdu, insécure et me voilà en colère contre toute personne qui s'y attaquera.

 

C'est notre mode de vie même qui est facteur de séparation. Oui une révolution est nécessaire mais si elle est une fois de plus soumise à une idéologie elle restera qu'une autre forme de statu quo.

 

 

 

 

 

 

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11 avril 2012 3 11 /04 /avril /2012 11:18

Ce matin je me suis réveillé en colère

Pourquoi, je ne sais pas ou je sais trop

Il y a trop de choses que je ne dis pas.

 

 

Ce matin, c’est pas moi qui écrit, c’est elle.

Je la laisse prendre ma main

Juste pour voir jusqu’où elle ira

 

 

J’en ai assez des discours polis. Polis dans les deux sens.

Il y a le verbe creux qui domine, le verbe trop beau pour être vrai

Polis comme l’hypocrisie que l’on confond avec la diplomatie

Polis comme un meuble qui brille comme un sous neuf

Gentil comme un ordi qui t’explique c’est quoi avoir du cœur

 

 

Assez des gens de gauche, de droite unis sous la démagogie

Des discours sans intelligence, inspirant la méfiance 

Ecrits par des gens qui ont des fiches à la place du cerveau qui

 Comme cet ordi de tout à l’heure

Vous expliquent c’est quoi avoir un cœur

 

 

 

Ils ne voient pas qu’ils sont devenus des machines

Ils ne réfléchissent plus, ils emmagasinent

Et ils écrivent des discours, ils parlent comme on pisse

En levant la main comme les chiens la patte

Aux poteaux de la démocratie

 

 

Un homme de gauche qui laisse croire et entendre

Qu’en Chine on fait travailler des enfants, que c’est une politique

Non monsieur, c’est illégal, comme ici.

Et cet autre, bien lissé, radio-canadien à souhait

Qui fait l’apologie d’un confrère qui résume la bonté et l’humanisme

À de vieilles idées sorties des boules à mites

 

 

C'est quoi être moderne?

Verbeux, idéologue, performant?

On a plus d'idées, on ne fait que les classer

Et on passe pour des intellectuels

 

 

J’emmerde la droite et j’emmerde la gauche

Il nous faut absolument sortir de ces carcans qui nous ont trop fait souffrir

Qui ont trop fait couler d’encre et de sang inutilement

Un con de gauche ou un con de droite reste un con

 

 

Il y a la guerre, la haine et la misère

Et toutes vos paroles n’ont jamais apporté la paix, l’amour

Les guerres sont les guerres et vos paroles de gauche ou de droite n’y changent rien

Ce n’est pas de la littérature, c’est un fait.  Historique.

 

 

Nos vies portent en elles cette guerre, cette misère et cette haine

Nous sommes faits de ce pain.

Ce qui se passe au dehors se passe au dedans

Ce n’est pas de la littérature, c’est un fait.

 

À nous de voir.

 

 

Hommes et femmes de droite, hommes et femmes de gauche, vous qui vous croyez comme tels

Vous nourrissez la colère par votre manque d’imagination, votre cerveau conditionné, sclérosé.

D’un côté comme de l’autre, vous n’avez pas de visions.  Ou vous en avez trop.

Là, de toute façon, n’est pas la question

Vous vous pensez proprios alors que vous n’êtes que gérants

Vous jouez avec des idées qui ne vous appartiennent pas

 

Vous ne vous connaissez pas.

 

P.S.: Gauche, droite: un monde à deux dimensions...Et si on commençait à s'intéresser à la profondeur? À la perpective? À la troisième dimension? On le fait bien pour la télévision...


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10 avril 2012 2 10 /04 /avril /2012 12:28

Pourquoi sommes-nous si attachés aux choses, aux personnes, à nos opinions, notre savoir, à nos idées? Existe-t-il un lien entre aimer et l'attachement ou alors l'un exclus forcément l'autre?

 

Pourquoi vit-on constamment dans le passé? On s'accroche, s'attache à ce que l'on connaît et reconnaît. On éprouve une certaine sécurité à se définir avec des choses qui ne bougent pas: des images que nos opinions, nos idées, notre attachement à notre pays, à notre compagnon ou compagne etc. aident à fixer et ainsi nous définir. Est-il possible de définir une chose en mouvement constant? Se définir serait donc fallacieux? Toujours faux et somme toute inutile?

 

Si la constante tentative de détachement est encore ce mouvement qui tient de l'effort, tout comme l'attachement est ce mouvement qui provient de la peur de n'être rien, alors nous sommes attachés à vouloir être détachés du monde, des gens, de nos idées. Le problème de l'attachement reste donc le même. Nous tournons en rond. Il n'y a donc pas de lien entre le détachement et l'attachement. L'un n'est pas le contraire de l'autre mais une autre forme d'être dans le monde. Tout comme l'amour n'est pas le contraire de la haine. Tout ce que l'on peut avancer c'est que lorsque l'amour est là, la haine ne peut y être et inversement.

 

Vouloir être détaché c'est donc encore souhaiter devenir quelque chose. Or la liberté survient lorsque que le mouvement du devenir cesse. Sans liberté l'amour ne peut fleurir, s'épanouir. L'amour et l'attachement sont incompatible. Vouloir posséder quoi que ce soit ou qui que ce soit pour se définir, s'identifier à nos possessions (choses, pays, race, idées, opinions, personnes etc.) est un signe évident que l'amour est absent. Toute notre culture nous dit le contraire...

 

Quel serait notre vision de la mort si nous arrivions à vivre de façon complètement détaché (ce qui ne veut pas dire indifférence nous l'aurons compris!) par rapport aux choses, aux gens, aux idées, à notre corps?

 

La mort nous coupe de façon définitive à tout ce à quoi ou à qui nous sommes attachés. C'est la fin de tout ceci. La vie et la mort deviendraient-ils un seul et même mouvement si notre détachement était "opérant" tout le long de notre vie? 

 

Existerait-il encore cette frontière qui nous terrifie tout le long de notre vie? La mort se fondrait-elle avec la vie?

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9 avril 2012 1 09 /04 /avril /2012 01:33

Nous n'hésiterons pas à dire n'importe quoi pour faire semblant d'être debout. Nous ne reculerons devant rien, quitte à faire croire n'importe quoi pour faire lever une indignation de piètre qualité. Nous porterons la médiocrité tous les jours, vu qu'elle nous sied si bien et nous en ferons notre fleuron pour l'éternité. Nous sortons dans la rue alors qu'il faudrait rentrer en nous-mêmes. Pas pour se regarder, pour se voir. On aura la révolution à la hauteur de nos capacités à voir le réel. Pas plus. Je crains le pire.

 

Notre conception de la liberté porte en elle nos limites intellectuelles. Non, nous nous refusons à réfléchir avec une certaine profondeur car cette réflexion pourrait mettre en danger nos valeurs. Nous sommes des révolutionnaires qui refusons la véritable révolution. Nous ne voulons que notre confort moral intellectuel et bien sûr physique.

 

Demain meilleur qu'hier? Non! Demain comme aujourd'hui car aujourd'hui c'est déjà demain. Le présent porte en lui le futur, on en sortira jamais, il faut le comprendre, le sentir, le faire sien. Nous courons derrière des idées qui ont été mille fois pensées et repensées, repassées, plates et sans goût. Cent fois mâchées et digérées. Nous n'avons plus le goût, nous n'avons pas de goût. Nous sommes sans saveurs, on ne sent plus rien ni par le nez, ni par la peau. Sans odeur et insensibles. Presque transparents à force d'insipidité.

 

Un pays comme moyen de vivre mieux? Ne voit-on pas cette vieille idée avec tout son lot de souffrance qu'elle a causé, ressortir à chaque fois que la peur réapparaît ou se fait plus pressante? On se recroqueville, se racrapote sur nous-mêmes, avec nos semblables, je veux dire ceux qui nous ressemblent. Nous formons ainsi le tapis sur lequel les puissants viennent s'essuyer les pieds. Nous courbons le dos comme nous courbons nos idées à force de se regarder le nombril.

 

Nous croyons rugir alors que nous ne faisons que bêler en cadence. Nous nous pensons suif alors que nous sommes de mèche. Notre crinière, c'est du vison...Nous sommes prêts à déchirer nos chemises...à condition qu'elles ne soient pas de chez Vuitton. C'est une image, faut-il le préciser? Oui, il le faut.

 

Nous croyons encore dans cette pensée manichéenne qui sépare les Hommes en 2 parties bien distinctes et irréconciliables: la gauche et la droite. Nous pensons pouvoir faire un monde nouveau avec de vieilles idées. Nous n'avons qu'une piètre imagination et une largesse de coeur en proportion. Nous ne voyons pas encore que c'est notre identification à nos idées qui nous sépare les uns des autres. Nous voyons la vie comme une image, comme une chose qui est devant ou derrière nous alors qu'elle est à l'intérieur. Et maintenant. La vie n'est pas une idée. L'idée c'est l'image, la vie c'est tout de suite.

 

Je ne veux pas me battre et il ne faut pas que ça fasse mal. Au pays des incultes l'érudit passe pour un génie alors qu'il ne fait que se rappeler. J'entends ces génies faire l'apologie de la tolérance alors que cette tolérance n'est que du mépris en cravate. Je cite: "...être libre autant qu'on puisse l'être quand on vit avec d'autres et qu'il faut partager." C'est un écrivain "de gauche" qui a écrit cela...Il a du être distrait quelques instants... Voyez-vous toute la finesse de cet égoîsme? L'inconscient qui se croit ou se voudrait conscient. Le lyrisme n'est pas une pose.

 

Nous voulons changer le monde dit-on, oui...mais pas nous...?

 

La révolution n'est pas un hobby. C'est un travail sur soi d'instant en instant. 

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