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27 février 2012 1 27 /02 /février /2012 12:59

Un des problèmes concernant les musiciens de jazz se trouve dans le fait qu'il n’y a aucune structure pour les rassembler.

 

Cet individualisme suicidaire débouche sur une sous-représentation auprès des différentes instances gouvernementales mais aussi auprès des diffuseurs, médias, producteurs etc. qui ne reflète en rien la réalité et l’évidence de la multiplicité et l’incroyable richesse de ce patrimoine que sont les musiciens de jazz au Québec.

 

Je médite depuis un certain temps sur la mise sur pieds d’un orchestre national de jazz qui pourrait cristaliser et donner un « prétexte » pour nous donner une voix, un orchestre rassembleur autour duquel différents projets verraient le jour.

 

Les possibilités d’un tel orchestre sont nombreuses et porteuses : favoriser l’exécution, la composition, l’arrangement de musiques originales, commandes d’œuvres, interventions en milieu scolaire (masterclass, conférences, possibilités à des étudiants en jazz de participer (coaching) ou assister à l’élaboration d’œuvres etc.). Des sous-groupes pourraient être formés-plus légers-pour tourner dans les écoles et faire connaître cette musique. Des artistes étrangers pourraient être invités pour des projets spéciaux etc.

 

Voilà quelques possibilités qu’un tel orchestre pourrait offrir. Il y en a d’autres.

 

Une dizaine de musiciens avec son directeur musical engagés pour une période données (2 ans me paraissent suffisant pour mener à bien des projets) et renouvellement de l'orchestre au bout de ce contrat pour donner la chance à différents courants qui existent dans cette musique de se faire entendre.

 

Un projet comme celui-là aura besoin de soutien financier du Conseil des Arts et des Lettres du Québec ou autres instances-publiques ou privées- en lien avec le jazz ou désirant l’être.

 

Donner une structure aux musiciens, un projet concret apportera peut-être un sentiment d’appartenir à quelque chose qui dépasse l’individu et lui donnera conscience qu'il n’est pas isolé.

 

Un orchestre bien administré sortira, je le souhaite, l’image que l’on a  du musicien de jazz seul, sans statut, courant le cachet, la « gig », sans vision collective, inadapté, individualiste à l’excès. Cette image misérabiliste n’a que trop durée !

 

Des idées, suggestions ? Vous êtes les bienvenues !

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Published by Yannick Rieu - dans Culture