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7 octobre 2013 1 07 /10 /octobre /2013 09:01

Premier concert en salle aujourd'hui. Comme beaucoup de jazzmen, je préfère les concerts en club. La proximité du public est certainement un facteur important mais aussi la qualité du son en salle est problématique. Le côté technique est envahissant (micros, retour etc.) et le résultat souvent décevant. Le jazz est une musique qui passe mal, la plupart du temps, dans les grandes salles où le public est trop passif, trop en attente de quelque chose. Plus difficile d'établir un contact, de faire participer, de créer un lien, de dialoguer.

 

Notre hôtel est à environ 40 minutes de la salle. Un petit autobus spécialement affrétée vient nous chercher 3 heures avant le concert. Adrian et Jean-Sébastien vont jouer sur des amplis gracieusement fournis par une compagnie américaine. Kevin, le batteur, jouera sur une batterie Pearl tout le long de la tournée. Ces sponsors sont bien pratiques: ils permettent de jouer sur le même instrument le temps de la tournée et d'assurer une qualité minimum pour les musiciens. Rien de pire que de dépendre du bon vouloir de chaque endroit pour le choix des amplificateurs.

 

Quelques problèmes avec l'amplis de guitare. Nous rejoignons la compagnie immédiatement après le concert. Le lendemain, après deux heures de route, ce n'est pas un mais deux amplificateurs (deux modèles différents) que le responsable des équipements nous propose. C'est un véritable plaisir de travailler et d'être soutenu de la sorte. 

 

Deuxième concert aujourd'hui dans le même salle. Le son n'est pas facile à maîtriser. Environ 1000 places, pas vraiment conçu pour la musique. La scène est immense et la réverbération longue. Le groupe semble perdu sur cette scène et la musique s'évanouit quelque part on ne sait où. Les morceaux "robustes" passent de justesse, les ballades n'ont pas assez de corps à mon goût. Musique légèrement fantômatique. Ceci dit les musiciens sont magnifiques! L'écoute, l'entente et la complémentarité me donne des sensations que seule la musque est capable de procurer. Tout ceci dépasse la simple performance individuelle et va bien au-delà. 

 

 

L'équipe qui nous reçoit est efficace et bien sympathique. Depuis notre arrivé le Conseil des Arts de Guangzhou facilite notre séjour par des attentions qui confirment, encore une fois, l'acceuil exceptionel que nous recevons à chaque séjour chinois.

 

Un souper mémorable viendra finir en beauté ce périple ma foi trop court. C'est dans un magnifique restaurant avec vue sur le musée et la bibliothèque, deux édifices aux formes très modernes et jolies (spécialement la bibliothèque-gigantesque) que nous convie le direcyeur du Conseil des Arts de Guangzhou. Repas fin et diversifié, ambiance on ne peut plus conviviale, discussion sur différents sujets (culture, politique, musique, bouffe, économie) et fous rire nombreux.

 

Difficile pour moi de ne pas comparer avec ce que je connais. Des leçons de convivialité pourraient certainement être utiles à plusieurs personnes qui occupent des positions clés dans nos institutions. J'ai parfois l'impression, et ces gens si simples et recevants m'aident dans ma réflexion, que nous confondons une certaine idée de liberté et l'égoîsme. Il y a une espèce de crispation autour du phénomène de corruption qui fait que nous ne savons plus exactement faire la différence entre cette corruption (bien réelle) et le simple fait de vivre ensemble, d'être capable de partager des moments, des morceaux de vie, en oubliant nos titres et/ou fonctions.  

 

Notre avion est tôt demain matin. Direction: province de Shandong. 

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Published by Yannick Rieu - dans Culture
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