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16 septembre 2012 7 16 /09 /septembre /2012 18:48

Je suis en transit à Toronto en direction de Beijing. Deuxième tournée en à peine un mois, cette fois-ci avec un projet en trio (guitare-contrebasse-saxophone) qui tourne autour de la chanson française. J'ai l'intention de proposer ce projet aux Francofolies de l'an prochain.

 

Le transit permet (j'ai quelques heures devant moi) de lire des journaux que je ne lis jamais autrement. Je parle ici de la Presse qui n'est pas toujours disponible (en fait presque jamais) dans les restaurants de mon village. Comme je ne l'achète jamais, je préfère investir dans des bouquins ou des disques, c'est avec une certaine curiosité que je parcours ce journal.

 

C'est celui du samedi, épais, comportant plusieurs sections (culture, voyage, affaires, sports etc.) dont la traditionnelle place des lecteurs...Ceux qui prennent la peine d'écrire au journal.

 

Une lettre d'un cinéaste s'étonnant et s'offusquant du niveau de politesse ainsi que de la vulgarité de beaucoup d'internautes utilisant les réseaux sociaux pour s'exprimer, exprimer leur rancoeur ou leur ras-le-bol, leurs soucis ou leur désespoir. 

 

Je crois que, grosso modo, les gens pensent comme avant, avec la même vulgarité ou finesse. Sauf qu'avant il n'y avait pas de Facebook ou Twitter pour canaliser et rendre publique la pensée de nos frères et soeurs. Les réseaux sociaux n'ont rien changé! Tout au plus ils permettent de voir et de faire ressortir, de rendre visible ce que chacun pense tout bas. Probablement que l'anonymat y est pour quelque chose. Devant les autres nous sommes beaucoup moins téméraires et avons tendance à ne pas dire le fond de notre pensée. À tort ou à raison. Probablement à tort et à raison. 

 

Pour moi les réseaux sociaux n'ont fait que confirmer ce que j'avais observer depuis longtemps me semble-t-il, à savoir qu'une majorité de gens n'ont pas grand chose à dire mais ils le disent très fort. Et très maladroitement.

 

Pour un cinéaste il est malheureux que son sens de l'observation ait eu besoin des réseaux sociaux pour se rendre compte de la réalité l'entourant. Rien de nouveau sous le ciel! Il y a des gens comme ça qui ont besoin d'avoir le caca sous le nez pour dire que ça sent mauvais...

 

Il y a un moment que les sourires de surface, la soit-disante bonhomie et la sympathie de surface ne m'émeuvent plus. Je préfère affronter une vraie sale gueule et/ou "démon" qu'un faux ange!

 

Au moins je suis préparé.

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Published by Yannick Rieu - dans Culture
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commentaires

Michel 17/09/2012 15:19

Bon voyage en Chine, de Michel la ''sale gueule'' Mongeau