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7 août 2012 2 07 /08 /août /2012 15:28

Je me demande si c'est le système dans lequel nous vivons qui inspire la façon d'être des gens ou l'inverse. Un peu des deux probablement. Si, comme on l'affirme (un peu trop vite à mon goût), c'est le système qui façonne les citoyens, il est de toute première urgence de prendre du recul avec ce système, cette culture.

 

La structure de notre société reflète, d'une façon générale, notre structure interne. On ne peut changer véritablement une société, sa culture, ses habitudes sans changer ceux qui en sont les acteurs. C'est là, pour moi, que se trouve une véritable utopie, une illusion tenace et peut-être millénaire.

 

Ainsi au fil des siècles, des révolutions, des applications de systèmes divers-communistes, socialistes, capitalistes et leurs variantes-nous tentons de faire mieux, de vivre mieux sans pour autant avoir le courage de faire le pas qui serait de se regarder en face et de voir notre vrai visage.

 

Prenons, pour rester simple, le cas de notre démocratie.

 

Je pense que la plupart des gens vous dirons et même affirmerons que nous vivons dans un pays libre, où nous pouvons faire ce qui nous plaît, dire ce qui nous passe par la tête, voter pour choisir ceux qui nous dirigerons etc. Si nous restons à la surface des choses, tout cela est vrai mais si nous creusons un peu nous pourrons assez aisément voir que cette liberté est fortement balisée, circonscrite dans une zone bien définie d'où il ne fait pas bon sortir. La cage est vaste mais reste une cage.

 

Il existe une forme d'hypocrisie, quelque chose de pervers dans tout cela et les rapports entre les gens prennent souvent la même forme, le même mouvement. La communication, ce qu'on prend pour tel, reste, d'une façon générale, définie dans un spectre très étroit et bien définie. Malheur à celui ou celle qui se permettra d'aller plus loin et sortir de ce cadre.

 

Le culte du moi, cette espèce de tour d'ivoire intouchable, empêche finalement une véritable communication de s'établir. Nos dialogues resteront au niveau de l'ergotage (parfois savant), soumis à notre confort émotionnel d'où nous sommes bien incapable de sortir.

 

Ainsi, la campagne électorale en fait foi, nous exigerons des changements voire une révolution mais sans jamais se demander pourquoi nous en sommes arriver là, c'est-à-dire dans une société pourvoyeuse d'injustices, d'inégalités etc.

 

Posons-nous la question: si nous étions justes, égalitaires, pacifiques, inclusifs autrement dit aimants, aurions-nous vraiment besoin de dirigeants pour nous dire comment agir, pour légiférer jusque dans nos actions les plus intimes? 

 

Nous voulons un gouvernement propre, non corrompu, égalitaire etc. mais chacun de nous sommes-nous ce que nous exigeons de nos gouvernements?

 

Par quel miracle des gens qui sont incapables de se remettre en question seront à même de pratiquer de vrais changements de société?

 

Je me pose la question.

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Published by Yannick Rieu - dans Culture
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commentaires

André Barrière 08/08/2012 15:32

Nulle part,

Les boutades et les saperlipopettes de nos egos sont fascinnantes. Comment pourrions nous délaisser cet ego si cher qui nous sécurise et qui ne laisse pas sa place à l'être véritable qui nous
habite. La liberté c'est la vérité. Oui chacun a sa vérité mais d'où vient cette vérité si ce n'est de l'ego. La vrai vérité est en nous et c'est la même pour tous. Tant et aussi longtemps que
cette vérité sera cachée par les spectacles hauts en couleurs de notre ego, il sera impossible de devenir ce a quoi nous aspirons réellement. Nous prenons tous une route qui au fond mène nulle part
et combien de routes prenons nous dans notre bref passage. Pour un moment il semble que ces routes nous mènent vers un but mais, rendu au bout on se rend compte rapidement qu'elles aussi mènent
nulle part.

La vie dans son essence nous procure tout ce qui est nécessaire à la vivre. L'illusion que nous nous fabriquons avec l'aide de notre ego nous mène toujours nulle part. Enfin tout mène nulle part
mais, il s'agit de choisir de quelle façon on y va, soit avec l'ego qui nous offre les plus grandes souffrances possible ou avec l'essence même de l'être que nous sommes et tardons à lui laisser la
place qui lui revient.