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16 septembre 2011 5 16 /09 /septembre /2011 18:17

Lire. Un passe-temps? Une autre disctraction? Une fuite? Accumulation d'expériences, de pensées, de conclusions, de réflexions vécus par autrui? Lire pour voyager, s'informer, confirmer ou infirmer nos valeurs? Pour se confronter à d'autres façons de vivre; de voir le phénomène "humain" par d'autres yeux que les nôtres? Se perdre dans la pensée des autres, penser selon "x" ou "y". Quelle est la valeur, la profondeur et la qualité de cette pensée qui passe par les autres pour se connaître? Nous appartient-elle réellement? Ou ne faisons-nous que répéter ce que d'autres pensent? Où est notre véritable développement, cheminement, si nous pensons selon tel ou tel auteur? Sommes-nous des drapeaux qui changent d'avis au moindre coup de vent ou qui se laissent emporter par la moindre brise?

 

J'ai lu et je lis. Je n'accepte rien d'emblé. Je doute de mes lectures tant que je n'ai pas expérimenté par moi-même ce que l'auteur avance, tant que je n'ai pas soupesé et "vu" par moi-même. Je parle évidemment du voyage intérieur.

 

Je refuse de vivre et penser par procuration.

 

Je ne ferai jamais partie d'école de pensée, n'accepterai jamais de me faire embrigader dans quelques écoles de pensée que ce soit. Le seul voyage intérieur valable est celui que je mène. Tous les penseurs, philosophes, gourous, ne pourront m'aider dans cette tâche qui consiste à me connaître. Je suis le seul qualifié et responsable de cette mission.

 

Nous sommes libres dans la mesure où nous ne déléguons pas cette liberté à d'autres. La force de l'autre vient de notre propre faiblesse.

 

J'ai toujours, depuis que j'ai l'âge de raison comme on dit, trouvé étrange le silence concernant notre cerveau et son fonctionnement. À l'école. On nous apprend à lire, à compter, mais jamais on nous parle de cet outil qui nous sert à faire tout cela (et bien d'autres choses). Comme si c'était une évidence, un sujet superflu qui ne vaut pas la peine de s'y arrêter.

 

Pourtant, les possibilités de cet outil qu'est notre cerveau sont inimaginables! Et combien fragile! Il est si facile de prendre de mauvaises habitudes, de la nourir mal, de le blesser par des façons de faire non appropriées, de le corrompre.

 

Se connaître passe par la connaissance de l'outil qui sert...à nous connaître! Savoir la place de la pensée, son fonctionnement, sa valeur et ses limites. L'importance du silence et la propension du cerveau à vouloir remplir ces silences avec des pensées. Comment calmer cet outil lorsqu'il le faut et comment le faire travailler aux moments opportuns. La différence entre la pensée et l'esprit. De quoi est faite notre personnalité, sa structure, son "vouloir", notre "moi" si détestable parfois.

 

Silence total. À nous de nous démerder! 

 

Je ne suis pas un lecteur de roman. Je sais pourtant la grande richesse que peut contenir ces livres. On ne peut tout lire et ce n'est pas souhaitable pour les raisons que j'évoque plus haut. Une heure de réflexion personnelle vaut des milliers de pages écrites par d'autres. Même si elles sont géniales. Ce génie n'est pas le nôtre, même s'il est agréable de se frotter à ces idées, elles ne nous appartiennent pas. Ce ne sont pas nos propres conclusions ou découvertes. Les partager et y croire ne font que nous laisser à la surface des choses. 

 

Les livres qui parlent ou évoquent la spiritualité, la philosophie, la religion, le religieux, qui nous invitent à vivre ou penser de tel ou tel manière, qui suggèrent, parfois fortement, de mener notre chemin dans une direction définie sont des autoroutes que trop de gens prennent ou ont pris. 

 

Je préfère mon petit sentier. Surtout, ne me croyez pas...

 

(À suivre)

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Published by Yannick Rieu - dans Culture
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