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28 juin 2012 4 28 /06 /juin /2012 14:06

Je dois avouer ma stupéfaction devant l'aveuglement et le manque de sérieux qui caractérisent notre envie de changer le monde, changer notre société.

 

Ici j'entends que l'humanité évolue lentement (je vais y revenir), là qu'il faudrait faire telle ou telle action pour mettre au jour le vol du pétrole qui se passe à l'île d'Anticosti ou encore signer les nombreuses pétitions qui voient le jour pour toutes sortes de causes, souvent justes, le plan Nord... Sortir les Libéraux, voter pour tel ou tel parti qui nous sortira de nos problèmes, échafauder des tactiques pour palier à des injustices de toutes sortes etc. etc. etc....

 

L'humanité évolue lentement? À quel niveau? technique? Soit! Mais je ne vois pas d'évolution ailleurs. Voulez-vous que l'on dénombre les guerres qui se passent maintenant? Bien sûr, des gens formidables existent et luttent pour la paix! Plus qu'avant? Vous en êtes certains? Plus de gens ont compris que les races ne sont que des différences de surface et que ce qui nous unit est plus profond que ce qui nous sépare? Que les religions, qui, en principe, devrait unir ne font qu'accentuer et creuser les gouffres entre les gens? Que notre pensée et notre civilisation ne font qu'un? Ce qui explique en grande partie le naufrage imminent de celle-ci?

 

Dans un commentaire concernant le vol qui se déroule à l'île d'Anticosti et où je suggérais que notre vision des choses est partielle et que nos révolutions le sont tout autant on qualifia mon intervention de pessimiste.

 

Et si l'optimisme était plus tragique que le pessimisme comme disait Orwell?

 

Ni l'un ni l'autre, je veux voir. Voir l'ensemble des problèmes, l'ensemble du tableau et ne pas rester accroché aux détails. Pourquoi? Parce que les détails (lire les problèmes) sont légions, ils se comptent par milliers voire par millions et qu'il faut, je pense, chercher au bon endroit, ce qui ne nous empêchera pas de veiller aux dits détails, car il faut aussi le faire. Mais où se trouve la clef? Nous sommes la clef.

 

De grâce! Ne nous contentons pas uniquement des détails ou alors nous n'en sortirons jamais. Notre situation catastrophique dans laquelle nous sommes a été construite et élaborée par ce qui nous tient d'outil: notre cerveau, la pensée. Il me semble tout-à-fait sage de remettre notre façon de penser et surtout de se pencher sur le pourquoi et le comment de son fonctionnement. Elle est là la clef.

 

L'évidence que le savoir n'empêche pas la mesquinerie, l'envie, la jalousie, la prétention et j'en passe devrait peut-être nous mettre la puce à l'oreille? Non? Combien de siècles faudra-t-il encore pour voir ce fait pourtant évident?

 

Et non...On continue à faire l'apologie de ce mécanisme, aveugle que nous sommes. Et pourtant...

 

Formidable ce mécanisme! Oui! Incroyable la richesse de notre culture! Oui! Incontournable le fait d'apprendre. Oui! Fabuleux, les génies qui ont foulés notre planète! Oui! Une culture qu'on doit goûter, qui doit nous enrichir et nous ouvrir sur le monde! Oui! Oui! Oui! Mais...

 

La structure de notre pensée est directement responsable de la situation dans laquelle nous sommes.

 

Je ne sais pas vous mais en ce qui me concerne, il m'est impossible de goûter totalement mon bonheur, de vivre pleinement ma vie tant que cette cécité, cet aveuglement aura cours.

 

Faut que j'approfondisse le détachement, ce qui ne veut pas dire l'indifférence.

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Published by Yannick Rieu - dans Culture
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