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29 novembre 2011 2 29 /11 /novembre /2011 13:05

Je sais. Je ne suis pas original dans mes sujets. Je ne cherche pas à l'être. Ma réflexion fait suite à des plongés ou des survols de moi-même. C'est un processus que je mets en mots pour, temporairement, fixer cette réflexion ou plutôt ces observations. Rien de définitif. Ce que je trouve n'a de valeur que pour moi. Je peux certes partager ces trouvailles mais l'essentiel est et reste dans le processus même, l'action.

 

Ce que je pense, la connaissance que m'apporte cette aventure passionante seront autant (dans le domaine psychologique) de murs pour les autres. Le savoir des autres (le mien aussi donc) n'a aucune valeur dans ce domaine. Se connaître reste le point central d'une vie et cette connaissance ne peut passer par les autres, leur savoir et le savoir en général restera toujours du domaine du passé. Ce que nous sommes est éternellement du présent. Rien d'autre.

 

On peut lire sur ce qu'est la liberté selon tel ou tel auteur mais la liberté est quelque chose que l'on porte ou non en soi, que l'on découvre et observons sur le champs, dans l'instant. Ce n'est pas un concept que l'on pourra appliquer, une recette qu'on pourra suivre. Cette liberté naît avec l'observation, cette distance que l'on peut prendre avec soi-même ou mieux, la dissolution de ce moi par l'observation. C'est simple, peut-être trop simple et pas forcément "sexy". 

 

L'artiste n'existe pas (ou seulement à un certain niveau), pas plus que le plombier ou le menuisier ou n'importe quelle activité que l'Homme pratique. Définir un humain à ce qu'il fait reste extrêmement réducteur et risqué dans un sens. Ce que l'on fait n'a pas grande importance mais la façon dont on le fait, beaucoup. Ne dit-on pas que Bach aurait été bon boulanger? On se croit capitaliste, musicien, québécois, artiste, philosophe, professeur ou que sais-je si nous restons à la surface des choses. Dès que nous nous observons un tant soit peu sérieusement, on peut voir toute la fragilité de ces qualificatifs et leur insignifiance. L'aventure est là. L'inconnu est en nous.

 

Avoir un métier, le pratiquer reste, bien sûr, une façon de gagner sa vie, mais représente pour moi, un prétexte, un outil pour me confronter aux autres et à moi-même, être dans le monde. Nos talents ou facilités pour notre (nos?) métier sont secondaires et sans grande importance après tout. Les chemins que l'on emprunte pour faire ce métier sont par contre très révélateur sur nous-mêmes. 

 

Se libérer de ces images (artiste, plombier etc.) est un premier pas pour se voir, un premier pas vers cette liberté. Se dévêtir de toutes nos certitudes et positions intellectuelles, opinions et conclusions reste la seule façon de connaître la mort de son vivant.

 

Elle n'est plus cette chose abominable qui arrive à la fin d'une vie mais fait partie intégrante de cette vie.

 

Rencontrer la mort de soi-même de son vivant est une bénédiction. J'irais jusqu'à dire que c'est un devoir.

 


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Published by Yannick Rieu - dans Culture
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