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29 mars 2012 4 29 /03 /mars /2012 16:24

Depuis quelques temps, on sent une insatisfaction grandissante dans nos sociétés. Certainement justifiée par une multitude de raisons qui pourrait se résumer par un mot: injustice.

 

Nous sommes bombardés de discours, d'informations qui ressemblent souvent à de la propagande ce qui n'est guère surprenant dans une démocratie-oligarchique où les plus nantis, les privilégiés détiennent, dans une large mesure, les clés pour se faire entendre. De cette façon, ils peuvent faire croire, sacro-saints chiffres à l'appui, n'importe quoi et/ou faire pencher l'opinion publique dans un sens qui leur est favorable. Nous sommes responsables des gens que nous avons mis en place, démocratie oblige...Nous sommes aussi responsable de notre...silence. De notre apathie. De notre manque de courage. De notre laisser-faire. De notre individualisme suicidaire. 

 

Il y a, bien sûr, les médias sociaux qui jouent de plus en plus un rôle important mais, tout comme la télévision, les textes ou informations qui pourraient être porteurs (disons-le comme ça) sont ensevelis par un véritable tsunami de stupidités, de joutes verbeuses et inutiles, de règlements de compte personnels. Le résultat donne quelque chose de vaseux, d'informe. C'est du n'importe quoi pour du n'importe rien.

 

On y parle de révolution, de changement, d'écoeurement etc. D'accord. Mais je me pose la question: par quoi ou par quel miracle des changements en profondeur verront-ils le jour si nous sommes les mêmes qu'hier? Un véritable changement ne s'opérera-t-il de lui-même quand nous nous serons changés? On voudrait changer la surface (la société) sans briser ou remettre véritablement en cause l'architecte de cette société: notre pensée?

 

Ce que je vois maintenant n'est qu'un autre spasme, une autre révolution de surface qui n'a pas de profondes racines. On ne veut pas vraiment être dérangé dans notre façon de vivre, on ne veut pas de réels changements, de ceux qui remettraient en question notre civilisation même.

 

Nous voulons continuer de consommer...vert (la fallacieux concept de développement durable)! Nous sommes toujours convaincus qu'une nation est une bonne chose sans se rendre compte de toute la violence que ce concept implique, nous sommes toujours convaincus que la science apportera des solutions à nos problèmes qui sont plutôt d'ordre systémiques, nous sommes toujours convaincus de la validité de la réussite personnelle. Nous sommes encore convaincus que nous sommes séparés les uns des autres alors que la race humaine forme un tout. Nous sommes convaincus que notre souffrance est "personnelle".

 

Nous pataugeons dans une mer de médiocrité, bien au chaud et finalement peinards...Les quelques soubressaux que l'on sent ces jours-ci ne sont que de petites vaguelettes qui auront tôt fait d'être récupérées par un système qui, dans le fond, fait l'affaire d'une majorité.

 

  

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Published by Yannick Rieu - dans Culture
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