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18 août 2011 4 18 /08 /août /2011 04:48

La vie est communication. Si on observe la nature et son mode de fonctionnement on s'aperçoit rapidement que la communication reste la base de toute vie et que sans elle la vie perd de son sens. Rien de plus tragique que le refus de partager, de voir l'autre comme séparé de soi, de croire que nous sommes des îles, que notre personne est ou peut être "autonome" et en compétition constante avec les autres. Voir les choses de cette manière amène, produit des dysfonctionnement du cerveau et rend malade. Elle déshumanise.

 

Cette "maladie" peut être acceptée dans certaines sociétés et même vue comme le fonctionnement normal des humains qui la forme. La compétition, la passivité, la sacro-sainte vertu de l'avidité et du gain personnel, le manque d'intérêt pour autrui et même la crainte de celui-ci ne sont pas des formes acceptables de fonctionnement pour une société dite évoluée. Tout ceci ne fait que former des handicapés sociaux, riches ou moins riches, avec plus ou moins de succès, décorés, médaillés ou non, ou simplement anonymes. Une personne sur six, au Québec, souffre de problèmes mentaux, d'après les chiffres officiels. Je crois qu'avec ma définition de l'handicapé social, ce chiffre est très conservateur. Je connais et rencontre beaucoup de gens qui, en apparence, mènent une vie normale mais qui, dans le fond, ne sont que des ombres de ce que l'humain pourrait et devrait être.  

 

Si cette communication est sélective, que nous communiquons uniquement lorsque cela fait notre affaire, que certains sujets doivent être éviter parce que jugés trop sensibles, nous sommes dans l'illusion d'être ouverts. Cette forme de communication forme les clans, les nations, les familles ou tribus et participent à cette forme de mort, d'isolement et d'apathie sur lesquels les dirigeants comptent pour mieux nous exploiter. Une personne seule n'a pas de poids et peut même croire que ses pensées sont uniques voire folles. Alors qu'il n'en est rien. La souffrance de se croire isolé (et de l'être parfois) peut créer la violence, violence pouvant se retourner contre nous et que l'on nomme "suicide". Il n'est pas normal et acceptable de compter sur des spécialistes pour communiquer, même si ceux-ci, il faut le dire, font un travail souvent remarquable. Je pense ici à tous les organismes qui se spécialisent dans l'écoute et autres formes d'aides. Une société qui en est venu là, doit se poser des questions sur les valeurs qu'elle transmet et qui la structurent.  

 

Pourquoi en être arrivé à cette monstrueuse indifférence? Est-elle voulu ou le résultat de notre nature?

 

La nature, dans son essence, est faite de communication. Tout est en relation avec tout. Ne dit-on pas que le simple battement d'ailes d'un papillon peut avoir des répercussions sur une galaxie au fin fond de l'univers? Cette image, toute poétique qu'elle soit, devrait nous faire réfléchir.

 

Peut-être sommes-nous juste trop préoccupés par notre petite personne, nos petites réussites personnelles pour daigner jeter un regard sur autre chose que soi-même.

 

Mais à qui profite cet isolement?

 

 

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Published by Yannick Rieu - dans Culture
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