Mercredi 11 avril 2012 3 11 /04 /Avr /2012 11:18

Ce matin je me suis réveillé en colère

Pourquoi, je ne sais pas ou je sais trop

Il y a trop de choses que je ne dis pas.

 

 

Ce matin, c’est pas moi qui écrit, c’est elle.

Je la laisse prendre ma main

Juste pour voir jusqu’où elle ira

 

 

J’en ai assez des discours polis. Polis dans les deux sens.

Il y a le verbe creux qui domine, le verbe trop beau pour être vrai

Polis comme l’hypocrisie que l’on confond avec la diplomatie

Polis comme un meuble qui brille comme un sous neuf

Gentil comme un ordi qui t’explique c’est quoi avoir du cœur

 

 

Assez des gens de gauche, de droite unis sous la démagogie

Des discours sans intelligence, inspirant la méfiance 

Ecrits par des gens qui ont des fiches à la place du cerveau qui

 Comme cet ordi de tout à l’heure

Vous expliquent c’est quoi avoir un cœur

 

 

 

Ils ne voient pas qu’ils sont devenus des machines

Ils ne réfléchissent plus, ils emmagasinent

Et ils écrivent des discours, ils parlent comme on pisse

En levant la main comme les chiens la patte

Aux poteaux de la démocratie

 

 

Un homme de gauche qui laisse croire et entendre

Qu’en Chine on fait travailler des enfants, que c’est une politique

Non monsieur, c’est illégal, comme ici.

Et cet autre, bien lissé, radio-canadien à souhait

Qui fait l’apologie d’un confrère qui résume la bonté et l’humanisme

À de vieilles idées sorties des boules à mites

 

 

C'est quoi être moderne?

Verbeux, idéologue, performant?

On a plus d'idées, on ne fait que les classer

Et on passe pour des intellectuels

 

 

J’emmerde la droite et j’emmerde la gauche

Il nous faut absolument sortir de ces carcans qui nous ont trop fait souffrir

Qui ont trop fait couler d’encre et de sang inutilement

Un con de gauche ou un con de droite reste un con

 

 

Il y a la guerre, la haine et la misère

Et toutes vos paroles n’ont jamais apporté la paix, l’amour

Les guerres sont les guerres et vos paroles de gauche ou de droite n’y changent rien

Ce n’est pas de la littérature, c’est un fait.  Historique.

 

 

Nos vies portent en elles cette guerre, cette misère et cette haine

Nous sommes faits de ce pain.

Ce qui se passe au dehors se passe au dedans

Ce n’est pas de la littérature, c’est un fait.

 

À nous de voir.

 

 

Hommes et femmes de droite, hommes et femmes de gauche, vous qui vous croyez comme tels

Vous nourrissez la colère par votre manque d’imagination, votre cerveau conditionné, sclérosé.

D’un côté comme de l’autre, vous n’avez pas de visions.  Ou vous en avez trop.

Là, de toute façon, n’est pas la question

Vous vous pensez proprios alors que vous n’êtes que gérants

Vous jouez avec des idées qui ne vous appartiennent pas

 

Vous ne vous connaissez pas.

 

P.S.: Gauche, droite: un monde à deux dimensions...Et si on commençait à s'intéresser à la profondeur? À la perpective? À la troisième dimension? On le fait bien pour la télévision...


Par Yannick Rieu - Publié dans : Culture - Communauté : Blogueurs du Québec
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