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8 juin 2017 4 08 /06 /juin /2017 06:13

Il y a quelques jours Obama est venu donner une conférence à Montréal. Sûrement bien payé (il avait reçu $400,000 (US) lors de celle de Wall Street en avril dernier) l'ancien président des États-Unies a tenu un discours sur les inégalités, la justice, la paix dans le monde et autres, allez osons le mot, banalités, bref des paroles avec lesquelles tout le monde serait, dans l'ensemble, d'accord. Finalement un discours qu'à peu près n'importe quel politicien pourrait donner sauf exception...suivez mon regard ! Le discours qu'un homme peut tenir sans craindre la pression des lobbyistes, les adversaires politiques ou de mettre mal à l'aise voire déplaire d'autres gouvernements, sans contrecarrer la politique étrangère ou encore les plans géostratégiques ou géopolitiques de son pays. Bref en homme "libre", encore que ce terme peut quand même difficilement s'appliquer dans son cas à moins d'avoir de la liberté une idée bien pauvre. Son devoir de réserve, entre autres, me fait penser cela.

 

On connaît les victoires d'Obama, ses bons coups mais aussi ses échecs. On pourrait discuter à savoir si l'augmentation notable de drones lorsqu'il était président, si les assassinats ciblés sont à mettre dans ses victoires ou ses échecs, si la politique extérieure des États-Unies, sa tendance à jouer la police du monde suivant ses intérêts à connu un véritable changement de cap au cours de ses deux mandats. Dans quelle mesure il était à même de changer cette culture ? Le souhaitait-il seulement? Élégant, cultivé, bon orateur, articulé mais...chef de l’armée!

 

En bref on pourra dire qu'il fit mieux que son predecesseur(après Bush la tâche était relativement facile...) mais qu'il fut en-deçà des attentes, peut-être trop élevées, au-dessus de ce qu'on pouvait raisonnablement attendre d'un président américain. Obama a fait rêver et le réveil fut brutal.

 

Ce qui me paraît intéressant c'est que son règne nous a montré les limites finalement assez restreintes du poste de président et que le vrai pouvoir se situe ailleurs, au-delà de celui-ci, au-delà des urnes.

 

Obama a fait don de son Nobel à des œuvres de charité, ils (sa conjointe et lui) ont également donne une partie de leurs redevances pour des livres écrits (ou à écrire). C'est tout à leur honneur! Un couple charitable! Est-ce vraiment cette image que nos voisins attendaient?

 

Sous la présidence d'Obama les américains auraient souhaités et auraient mérités, il me semble, plus de justice que de charité. Voilà ce qu'est le travail d'un président, d'un bon gouvernement. Donner plus de justice. La charité ne peut être que ponctuelle. Pas certains qu'on puisse parler de réussite dans ce cas. Et pas absolument convaincu que cela eût été vraiment possible. Ou alors à très petite dose. Chose faite? Même de cela je ne suis pas convaincu. Ou alors être président des États-Unies c'est être vraiment d'une grande impuissance.

 

Beaucoup de charité et un peu de justice. Le monde à l'envers.

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Published by Yannick Rieu
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