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27 avril 2015 1 27 /04 /avril /2015 05:31

Permettez que je proteste avec énergie

Que je haïsse celle-ci

Quand la science met au point

Les engins qui serviront

La haine au poing

À massacrer celui qu'on dit

Mon ennemi

Mais qui est donc ce savant cultivé?

Est-il vraiment la gloire de la société?

Il connait les lois quantiques

Fait des mathématiques

S'est probablement frotté à Shakespeare

Lu les philosophes grecs et antiques

...

Pendant ce temps on expire

Sous les bombes

Qu'il aura mis au monde!

Pourquoi donc malgré tout son savoir

Il reste au service de ces pouvoirs?

Peut-être, même avec ses connaissances

Demeure-t-il ignare de son essence?

Serait-il temps qu'il s'y mette?

Car sait-on jamais

C'est son enfant

La mine défaite

Qui fera les frais

Du fait qu'il est ignorant!

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26 avril 2015 7 26 /04 /avril /2015 22:00

Vous pensiez que le monde des arts

Était un monde idyllique, à part?

Identique à la politique

Je vous le dis et suivez mon regard

Il est habité de fieffés renards

Avoir des amis de premières mains

Des gens influents, tant que faire se peut

Adeptes et disciples du gratin

Gare à vous si vous leur déplaisez

Par une remarque déplacée

Selon eux

Les gagnants seront ceux

Qui joueront le jeu

Le succès est bien sympathique

Il attire les fanatiques

Du regard oblique

Les compatissants éclectiques

Et les amants de la chic clique

Regardez et voyez dans le passé

Des artistes aujourd'hui admirés, encensés

N'ont connu que pauvreté et misère

Refusant de faire la prière

Se soumettre à leurs pairs

Je sais, il n'est pas bon de dire la vérité

De voir ces choses ainsi révélées

Je l'affirme et ne suis pas le premier

D'aucuns vous le diront

Le monde artistique

Comme en politique

Est peuplé

De faux-jetons

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26 avril 2015 7 26 /04 /avril /2015 18:33

Une faconde raconte

Une histoire de fée

Pas une seconde

Vous me ferez

Aimer le monde

Dont vous rêvez

Le lyrisme, la fleur bleue

Pour moi, très peu

À tout prendre je préfère

Vivre sur terre

Dans la réalité

Que mourir à petit feu

Hébété

Dans le monde merveilleux

De Disney

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25 avril 2015 6 25 /04 /avril /2015 16:44

Une gorge déployée que le rire a noyé

Un sourire narquois sur une tête coupée

Nous étions Charlie le temps d'un instant

Nous serons Charlot pour bien plus longtemps

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20 avril 2015 1 20 /04 /avril /2015 16:11

Dans un champs

Pousse une fleur

Ses pétales sont de métal

Son parfum solide, glacial

Fatal et inodore

Elle s'offre en bouquet de morts

En gerbe qui décime

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10 avril 2015 5 10 /04 /avril /2015 04:45

Être musicien c'est se soumettre au son, comme un comédien se soumet au texte.

Musicien sous et dans le son, entre les notes, à l'intérieur, derrière le rythme.

Le musicien s'enfonce, se cache, cherche, comme une racine. Son œuvre c'est ce qui se trouve au-dessus, les branches, les feuilles, les fleurs, les fruits.

Comment, saturé de sa propre vibration, trouverait-il le moyen de pénétrer et de s'accorder à une vibration autre?

Aimer c'est s'oublier, non? Il jouera la musique comme il aime alors.

L'intéressant ce n'est pas lui mais son art. Et son art c'est lui quand il n'est pas là.

Son art c'est lui quand il n'est pas là.

Si cela se peut encore.

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9 avril 2015 4 09 /04 /avril /2015 06:51

Lors de ce conflit si pitoyable

Des gens cultivés et pourtant nazis

Allaient au récital, dînaient entre amis

Goûtaient la musique, la peinture aussi

Les bons vins, les plaisirs de la table

L'accumulation d'informations

N'empêchera jamais

On le sait

L'accumulation d'informations

La floraison de fachos

On le sait maintenant

Depuis longtemps

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9 avril 2015 4 09 /04 /avril /2015 06:28

Tout se confond et tout se mélange

Ce qui est en haut, ce qui est en bas

Le froid, la nuit, l'ennui, la vie, la joie

Dans cette mixture bien étrange

Le diable a des allures d'ange

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3 avril 2015 5 03 /04 /avril /2015 18:27

Un passant passait par là

Il chantait une ritournelle

Apprise à la maternelle

Ou dans un bordel

L'histoire ne nous le dit pas

Elle débouchait coin Davidson-Hochelaga

Lui se rendait chez son amie Linda

Il se retourna sur la belle

(Faut croire qu'elle avait quelques appâts)

Et avant même qu'il ne dise quoi que ce soit...

-"De quoi! Sur moi vos yeux!

Passez votre chemin grands dieux!

Mufle, sans dessein, crétin, pauvre guignol!

À moi! Au secours! À l'assassin! Au viol!"

Martelait-elle de sa voix de fausset

-"Loin de moi de vouloir vous importuner

Mais regardez plus bas, vos beaux souliers

De ceux-ci vos lacets sont défaits"

L'hystérique ne voulut rien entendre

Le passant qui passait par là

Comprit qu'il valait mieux, et sans attendre

Se tirer de ce mauvais pas

C'est ainsi que sont nés ces quelques vers amers

Car notre homme, un peu poète

Devant cette indigne harpie replète

L'avait, il faut le dire, un peu de travers

Voici donc ce que notre quidam

Dédicaça à cette dame:

UN PASSANT PASSAIT PAR LÀ

IL CHANTAIT UNE CHANSON À LA CON

QUAND ELLE PASSA

L'AIR NIAIS

LES LACETS DÉFAITS.

SANS SE RETOURNER

IL L"ENTENDIT TOMBER

ET SE CASSER LE BRAS

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2 avril 2015 4 02 /04 /avril /2015 13:20

On peut avoir le désespoir tonique, être un tant soit peu lucide sans pour autant verser dans le pessimisme. Le chant des optimistes sonne faux. L'avenir c'est maintenant et maintenant résonne (raisonne?) un peu comme un glas. C'est à pleurer. Je préfère, et de loin, constater et m'esclaffer.

Auras-tu bien compris que les dés sont pipés?

Flamboyant tissus d'or dénommé liberté

Dans lequel tu te drapes pour aller voter

Ne sert qu'à te faire croire bon citoyen

Allons, Oyez! Le monde sait bien qu'il n'en est rien!

Quand auras-tu compris que les dés sont jetés?

Que les temps de l'insoumission sont surranés

Qu"il ne reste plus qu'à tracer une croix

Vis-à-vis celui qui te représentera

Qu'à partir de là ton droit se limitera

À le voir valser entre publique et privé

Auras-tu bien entendu ce vieux Guévara?

Il faut beaucoup plus qu'un frisson ou qu'un émoi

De la coupe aux lèvres, pour qu'un rêve se lève

Mais un peu plus de cran, de sang et de sève

Tu seras sans aucun doute devenu sourd

Aveugle, aphone, les membres bien trop gourds

Hagard, anxieux, calé dans ton divin divan

Tu vérifies si par hasard à la télé

Ne resterait pas un morceau de vérité

Bien sûr indignation, liberté d'expression

Réunion, colère, courroux, manifestation

Chez les bonnes gens on nous regarde allant

Car il va de soi que foi et résolution

Sont devenues bonnes sources de distraction

Mon cher casse-bonbon, bouffeur de révolutions

Censeur sans peur car opposé aux vils menteurs

Pouvoir parler mais seulement du bon côté

Du bord du très bien et du tout ce qui est bon

Tu es bien gentil de leur faire cette fleur

Mais dis-moi pour toi, c'est quoi la vraie liberté?

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