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30 septembre 2017 6 30 /09 /septembre /2017 17:25

"Ce qui se conçoit bien s'énonce clairement. Et les mots pour le dire arrivent aisément."

Nicolas Boileau-DesPréaux

Depuis quelques jours j'écoute avec intérêt les nombreuses entrevues données par la ministre du Patrimoine canadien, Mélanie Joly, concernant l'entente conclue avec Netflix. Je ne reviendrai pas sur le "deal" proprement dit, je crois que tout le monde aura compris que le gouvernement s'est fait passer un sapin - c'est le sentiment partagé par une vaste majorité d'intervenants pour ne pas dire tous...mis à part l'équipe Trudeau - en toute bonne conscience, je dirais même avec enthousiasme, ce qui est d'autant plus inquiétant mais pas surprenant si on se fie à leur capacité et à l'idéologie auquel ce gouvernement se soumet. Parce qu'il s'agit de soumission. Attachez vos tuques! Un Canada "post-national" est en train de naître sous vos yeux!     

Pour en revenir à la ministre Joly, je reste consterné par la pauvreté du langage (des fautes qu'une enfant de 10 ou 11 ans peut faire!) et l'absence d'idées. Je vous rappelle que madame Joly est avocate, elle devrait donc en principe, et je l'espère pour ses clients futurs, manier la langue et les concepts avec brio. À cela ajoutez une certaine arrogance (avocate, je l'ai déjà dit?) et une sûreté dans le ton (je ne sais pas d'où peut bien provenir cet aplomb...) et vous aurez ce qu'on appelle une sotte. Éduquée et (mais?) ignorante. Mon propos n'est pas de jeter la pierre à cette pauvre femme. Oui, elle me fait pitié. Et la pitié n'est certes pas un sentiment dont nous devrions être saisis de prime abord face à ces gens en position de responsabilité. Elle me fait un peu peur aussi. Son ton assuré ne me dit rien qui vaille...pas de traces de doute et pas l'ombre d'une écoute aux critiques. Elle me fait l'effet d'une machine. Mal huilée. Je ne sais si c'est son ambition ou sa position qui la rend sourde...Non, si elle était vraiment ambitieuse elle ferait au moins semblant...Ou alors elle se croit au-dessus de tout. Cela s'est déjà vu, cela se voit...Ce type de personnalité se retrouve soit en prison ou finit par occuper de très hauts postes...Pour l'instant elle a opté pour la deuxième possibilité. Mais là n'est pas le plus inquiétant.

Ce qui m'inquiète au plus haut point c'est que madame Joly ait été élue. On ne parle pas d'une personne avec des moyens et un talent limités, cela nous ne pouvons le lui reprocher, mais d'un ensemble de gens qui ont pu donner du pouvoir à une personne avec si peu d'envergure. Notre système d'éducation permet donc cela? On ne parlera plus à ce moment de problèmes dans notre système éducatif mais d'un lamentable échouage, d'un dangereux fiasco qui met à mal la démocratie en la rendant inopérante ou l'injustice les armes à la main si vous préférez.

La Ministre Joly et des milliers d'électeurs semblent être , à l'instar de Justin Trudeau, représentatifs de ce que nos écoles peuvent produire aujourd'hui. En principe on parle d'une majorité de citoyens...Éduqués et ignorants. 

Et ça c'est vraiment inquiétant.

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Published by Yannick Rieu
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23 septembre 2017 6 23 /09 /septembre /2017 15:42

Le propre des fous est de juger les autres d'après eux-mêmes.
Fernando de Rojas ; La Célestine - XVIe siècle.
 

Quelle triste époque!

Prétentieuse

En toc

Brailleuse

Qui sur son perchoir

Hautement juchée

Se permet de juger

L'Histoire!

Toute cette armée

Petits juges affamés 

Chroniqueur, journaliste

Artiste somnifère

Sa soeur, son frère 

Tous descendants de Jocrisse

En mal de judiciaire

Petits flics de la cuisse

Avec les yeux d'aujourd'hui

Voudraient nettoyer

Pain béni!

Le passé?

Au nom du progrès

En toute bonne inconscience

Tels des chiens en arrêt 

Au nom du Bien immense!

Flairent la moindre résistance 

Traitent de populiste

Le peuple qui leur échappe 

Montrent du doigt

Ce qui dérape 

Ce qui ne cadre pas

Avec leur catéchisme

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25 août 2017 5 25 /08 /août /2017 16:42

Les humains sont comme les chiens

Quand ils ont faim

Quand ils ont peur

Dans le malheur

Ils deviennent souvent

Méchants

 

---

-J'ai froid...j'ai faim...je viens de loin!

-Viens chez moi...Viens! J'insiste!

-Je ne suis pas seul...la famille...les cousins...

-Pas plus de vingt, je n'ai pas les moyens...

-Xénophobe! Raciste!

-...

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Published by Yannick Rieu
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8 juillet 2017 6 08 /07 /juillet /2017 16:20

Dans ce conglomérat adipeux on retrouve de tout et son contraire. L'informe,  le nébuleux, cet espèce de flou qui se veut artistique ramène du monde, des millions, des articles de journaux, des comptes rendus, des concours, des gagnants et des perdants, des mangeur de hot-dogs, de fins gourmets, des critiques et journalistes pointus, des ignares et des génies, des mélomanes et des badauds, des profits et des subventions, des coups de coeur et des coups de pieds au cul, d'incultes programmateurs et d'autres passionnés, véritables encyclopédies vivantes. De la pluie et du soleil, de la magie et des horreurs. On applaudit assis ou debout mais on applaudit. Un festival génère beaucoup de bruit mais se veut aussi écolo. C'est un espace de liberté ou l'on se fait fouiller en entrant, sécurité oblige. On a droit à des spectacles gratuits et des "pas donnés", des musiques festives (pour un festival c'est plutôt bienvenue!) et d'autres plutôt intellos, bref de tout et son contraire. On s’y excite ou s’emmerde, tout dépend.

 

On mesurera son succès en fonction des recettes, du nombre de "clients" passés, des foules attirées par les évènements, de l'impact sur les commerces avoisinants, le tourisme accru, le crédit et la visibilité dans le monde. Des chiffres encore des chiffres. Le culte de la rentabilité qui bientôt, si ce n'est déjà fait, pointera son nez dans les écoles, les universités. Pour ce qui est de la culture, de l'art, cette passion pour l'efficience et la rentabilité à tout prix a depuis un moment déjà démontré les ravages qu'elle pouvait engendrer.

 

Un gros festival c'est un supermarché où tu trouveras du congelé et du caviar, des fruits frais ou en conserve. Il y en a pour tous les goûts et toutes les bourses. C'est un concentré de quelques valeurs qui dominent et animent notre monde. L'efficacité, l'offre abondante, le profit, l'anonyme, le centralisé, le convergent. Small was beautiful...  

 

Il y a aussi les petites boutiques, l'artisanal, le fait main, l'amour du travail bien fait, soigné, l'original, le fait sur mesure, ce qui fait sens, l'attention portée aux détails, la sensation de l'humain derrière ce qu'on propose, une voix, un œil, un geste, une intention, un désir, une proximité, une identité.

 

Si je me rends dans les grandes surfaces c'est dans un but précis et j'en sort aussitôt avoir fini mes achats; et j'en veux pour mon argent. Le proprio ou la caissière n'ont pas le temps de prendre le temps. Dans un supermarché on est client, consommateur. On prend, on paye et on s'en va. Notre identité se limite à celle de notre portefeuille. Il s'agit ici d'une entreprise qui se doit d'être rentable à tous les niveaux. De toute façon, personne de sain d'esprit ne va au supermarché pour y faire des rencontres...à moins d'être socialement désœuvré.

 

Justement, notre système produit "du désœuvré" à la pelle, de l’éduqué inculte.

 

Dans mon village existent encore quelques boutiques. Réminiscences d’un passé écrasé sous le rouleau compresseur de la modernité, du progrès, elles suffoquent et meurent, incapables de rivaliser avec l’abondance et le faste des gros distributeurs/diffuseurs.

 

Je ne suis pas contre le progrès. Encore que je ne suis pas certain que tout le monde s’accorde sur ce que ce progrès implique et même en soit toujours un.

 

Tout cela fait partie de l'héritage d'un système qu'on appelle néo-libéral. Et il n'a pas fini de faire des petits.

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26 juin 2017 1 26 /06 /juin /2017 17:28

Vous avez sûrement remarqué plus vous prenez de la distance avec les choses plus elles paraissent se déplacer lentement.

 

Lorsque nous roulons en voiture, la chaîne de montagne au loin semble presque immobile alors que les arbres qui bordent la route défilent à grande vitesse. De même les événements.

 

Voir se dérouler le fil des événements de trop proche donne le vertige, tout semble se bousculer, tout va très vite, une histoire n'attend pas l'autre : politique, guerres, élections, mouvements, déclarations, jugements, manifestations, faits divers, découvertes, accidents, prouesses, etc. etc. Commenter ces événements sans prendre de distance relève de la folie et les résultats sont toujours médiocres voire pire.

 

Prendre du recul, prendre son temps, garder une distance, voir l'ensemble, abandonner les détails, temporairement ou non, donne un point de vue plus sensé, moins hystérique, plus posé. Quand j'écoute ou lis (cela m'arrive de plus en plus rarement) des chroniqueurs tenter de cerner l'actualité et finalement patauger dans une sorte de soupe où pas grand chose de limpide ne ressort je me dis que la vue de loin est nécessaire mais pas toujours possible...C’est sans parler des commentaires hâtifs-donc sans intérêts-sur Facebook. Je rajouterais qu'une bonne observation se fait toujours dans le silence.

 

L'actualité est anxiogène. Au lieu de perdre la tête, ce qui semble devenu la normalité dans les médias, sociaux ou non, simplement faire un pas ou deux, prendre de la distance, s’éloigner un peu donne une perspective au tableau. Tout va moins vite et prend son sens.

 

Vu avec un peu de distance le monde est moins tragique, plus vivable et pour tout dire assez comique par moment.

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21 juin 2017 3 21 /06 /juin /2017 15:54

Atmosphère

 

Quelque chose de gras colle aux parois

De cerveaux exsangues

Dans les landes où la langue désespère

Un parfum délétère courbe l'atmosphère

 

Le doute tangue et fait naufrage

Céleste voûte d'un autre âge

Dans la banque des âmes tourmentées

Scintillent des reflets de miroirs brisés

 

Définition?

 

La poésie :

Affaire légale

Distance polie

Nécessaire comme le mal

Afin d'accéder

À la liberté

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21 juin 2017 3 21 /06 /juin /2017 15:42

Le jazz c'est...

 

Un petit bout de vie

La faim de nos envies

Un chemin

Un parcours sans traces

Le contour de tes ennuies

Du soleil de la pluie

Une fureur qui décrasse

Des morceaux de sagesse

Ton nombril qui se casse

Un vent qui décoiffe

Un enfant qui s'esclaffe

Un nuage se déleste

Du mouvement sans gestes

 

Une lumière au bout d'un tunnel

Une ampoule à ton plafond

C'est la mer après la plage

C'est ton visage sans Rimmel

Du son

À tire d'aile

Plumes sans pareilles

C'est l'oiseau sans bretelles

Icare sans soleil

 

Du "Beethov" quand il jouait

Sourd à toute prétention

Du Mozart sans perruque

Un cul perdu

Sans manche à balais

C’est le mur du con

L’hiver sans tuque

Cru comme du Rabelais

 

Le jazz c'est...

 

Un soir d'automne

Quand il n'y a plus personne

Une étrangère égarée

Des pas qui résonnent

Une ruelle abandonnée

Un tambour qui tonne

Un cadeau mal ficelé

Le malheur qui se terre

Une main qui donne

Un chien qui espère

Des caresses en espèces

Un os à ronger

 

Le jazz sait...

 

Qu'il est trop tard pour changer

Qu'au bout de la nuit il y a le jour

Qu'au bout du jour il y a la vie

De l'amitié à donner

D'amours à partager

Quelques larmes dans un whisky

Un sourire désemparé

Des mots de trop

N'auront jamais

Cela nous plaît

Point trop s’en faut

Raison de lui

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18 juin 2017 7 18 /06 /juin /2017 04:07

La femme sous l'emprise de l'homme?

À réduire l'Histoire à une sexuelle hormone

On finit par croire

Elle est bien bonne

Que tous les hommes

Sont des pendards

 

Toutes les injustices

De front les saisissants

Hommes, femmes, enfants

Ou jouet de la malice?

Celle qui voit la justice et l'égalité

Comme des boulets pour sa prospérité

 

Je n'ai jamais rencontré "la" femme

Des femmes?

Cela va de soi!

De brillantes ou gourdes

De légères ou lourdes

Des qui aiment la guerre

Assoiffées de pouvoir

Des prêtes à tout pour avoir

Ou sur leur quant-à-soi

Des pacifistes

Des talentueuses

Des prétentieuses

Fétichistes

Radieuses

Ou en piteux états

Des qui exploitent

Leurs sœurs leurs frères

D'autres bien droites

Des fortes

Des habiles

Sachant tirer profit

Des cons naïfs

Croyant celles-ci

De frêles esquifs

Au-dessus de tout soupçon

 

Non "la" femme n'existe pas

Être femme n'exonère pas

Elle ne représente pour moi

Ni l'amour ni la liberté

Cependant

La femme sage

Celle qui a compris

Justement

Est celle libérée

À tout prix

De son image

 

Il serait bien puéril

De demander combien

Il serait inutile et malsain

De tenir le compte

De tous les imbéciles

"Elles" ou "ils"

De ces pontes

Qui font le jeux du pouvoir

Qui n'est pas sans savoir

Qu'il est plus aisé de régner

Sur un peuple divisé

De porter le regard

De rendre coupable

Une moitié de société

Par le simple fait du hasard

En somme

D'être né

Comme une tare

Homme

 

Je me rappelle

Encore enfant

De voir ces pères

Cantonnés dans le rôle de pourvoyeur

Travaillant à l'Alcan

Condamner à fermer leur gueule

Vivant dans la peur de l’erreur

Au travail et à la maison

En toute saison

Isolés, invisibles,

Seuls

Comme un mal de dent

Mourir d'un cancer à cinquante ans

Usé par un travail abrutissant

 

Je me souviens aussi

De ces mères au ventre déformé

Vitupérées par le curé

Parce qu'elles n'avaient

Pas assez d'enfants

Soumises à ces niais

Dominées par leur curé

Devenir vaches sacrées

De ce Dieu mécréant

 

On pourrait à l’infini

Décrire et dénombrer

Toutes ces vies gâchées

Tout ce malheureux gâchis

 

Nous devons rechercher

Nous devons promouvoir

Faire éclater

Sans s’émouvoir

L’égalité

C’est un euphémisme

Un truisme

Une banalité

 

Question...

 

Visé la parité

Ne serait-ce point

Encore une fois les insulter ?

Que de voir la femme pour son genre

Et non sa capacité ?

 

Mais...

 

La femme comme l’homme

Lorsque au pouvoir

Égale en somme

Dans l'arbitraire et le dérisoire

 

Je persiste et signe...

 

Misogynes et misandres

Je vous le dis en toute sincérité

Sans esclandres

Ni éclats  

Vous vous trompez de combats

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12 juin 2017 1 12 /06 /juin /2017 17:35

Sous couverts de modernité

De renouvellement

De positivité

De rassemblement

D’affairisme

De progressisme

Le mouvement « En Marche »

Et son jeune patriarche

Me fait l’effet

D’une vieille prostitué

Indigne

Fardée

Grimée

Botoxée

Son lifting...

Une face cachée

 

Son maquillage sans faille

Ne me dit rien qui vaille

 

Amorcé depuis des années

Les mêmes idées

Celles d’avant

Exacerbées

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10 juin 2017 6 10 /06 /juin /2017 13:11

Le géant

 

Vivre un moment inquiétant

Où le con se contemple

Et délire

Se prend pour un temple

Un géant

Un empire

 

Rien ne tremble chez notre ami

Un doute?

Que nenni!

Ce qu'il redoute?

Tout sauf lui!

 

Écrire

 

S'asseoir

Aiguiser ses pensées

Ses crayons

Imaginer une histoire

En béton

 

À son aise

Prisonnier du banc

Cloué sur la chaise

Otage du blanc

 

Penser leste

En solo

Vivre au Nord

Sans un geste

Loin des morts

Rester distant

Mettre en mots

Figer le temps

 

Chiffrer le vent

Imaginer l'acier

Aimer le sang

Des verbes trempés

Morts et nés

Du néant

 

Espérer

 

Écrire

Donner la vie

Pleurer

Créer

Bénir

Insuffler l'envie

Murmurer

Bousculer

Refuser

Parler

Décrire

Crier

Aimer aussi

 

Retirer les gants

 

Navrant...

Petit...

Trop sage...

Trop vague...

 

Élague!

 

Réécrire

Retrancher

À bras raccourcis

Manches retroussées

Mettre en lumière

Tendre

Transformer

Ordonner

Être précis

Reprendre

L'idée première

Raturer content

Revoir tristement

Une page saturée

De rage

Noire

Dedans

...

L'angoisse de la blanche page

C'est du vent

 

Vieillir

 

Sensation

Bienheureux

Perception de la fin d'un voyage

Si court et merveilleux!

L'héritage

Appelle et compose

Les souvenirs se rappellent

Et s'imposent

Demain

Hier

Rien à faire

Un matin

Le temps se décompose

L'eau

C'est la roche

La fin

C'est le commencement

 

Je m'approche

Le mystère s'écarte

La mort m'enveloppe

Cette salope joue sa carte

Me tient dans ses mains

Regarde et sourit

Tout est grand et si petit

 

Plonger dans le temps

C'est en sortir

Plus rien comme avant

Hier et demain destinés à périr

Sur le pas des portes du souvenir

 

Pour la dernière fois

J'observe avec les yeux d'autrui

Je suis l'autre qui survit

Et l'autre c'est moi

Qui vieillit

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