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11 janvier 2015 7 11 /01 /janvier /2015 20:55

Fallut-il que je vinsse?

Que m'échoit ce fardeau

M'embarquer sur un bateau

À la coque si mince?

Fallut-il que nous vîmes

Tous ces gens dans la rue

Bêler de gentils hymnes

Que l'on n'écoute plus?

Aurait-il mieux fallut

Que mes lointains ancêtres

Au lieu que de naître

Restent diffus?

Dussé-je remonter depuis le début

C'est sans doute et sans vergogne

Peu m'importe et qui qu'en grogne

Je susurrerais à ces vieux amants

Qu'il eut mieux valu

À mes risques et dépens

Femmes et hommes

Regarder du côté de Sodome

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Published by Yannick Rieu
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9 janvier 2015 5 09 /01 /janvier /2015 19:33

Si tu crois aux falbalas

Aux dieux et aux croix

Si tu es pieux que tu pries

Je t'en prie

Fais-le chez-toi

Si pour toi

Dieu est la loi

Ne m'en veuille pas

Que, gentiment, je me foute

Un peu de toi

Catholique musulman

Judaïque ou protestant

Que ta religion

Pende à ton coup

Se niche sur ta tête

Que la croix soit

Un signe pour toi

Voile ou kirpan

Jeûne et ramadan

Divines lois

Permet-moi de rigoler

Avec ou sans toi

Et si un jour

Dans un élan d'amour

Te prend le goût

De me faire la fête

De me couper le cou

Assure toi

Que je suis bien à trépas

Sinon Gare!

Prends les jambes à ton cou

Car...

Je n'ai pas peur

Je suis poli

Mais faut pas pousser

Mémé dans les orties

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Published by Yannick Rieu - dans Culture
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8 janvier 2015 4 08 /01 /janvier /2015 02:41

Le moment est-il mal choisi? Au contraire...

Je joins ma voix à toutes celles qui ont dénoncé, dénoncent et dénonceront les atteintes à la liberté d’expression, quelle que soit sa forme. Pas besoin de rappeler la tuerie dans les locaux de Charlie Hebdo, spectaculaire atteinte à cette liberté d’expression.

Cela dit un malaise persiste qui dérange ma conscience. Un sentiment d’injustice, un trouble, un doute subsiste concernant cette liberté et la façon dont elle est utilisée et surtout à qui s’adresse cette foutue liberté...Qui peut en user, comment, à quels desseins ? À quoi ce mot fait référence au juste ? Qui l’instrumentalise ?

Liberté. Un mot qui, par une espèce de réflexe pavlovien, fait saliver les populations occidentales, s’étant depuis longtemps drapé de bonne conscience, persuadées de représenter le nec-plus-ultra de la liberté et souvent prêtes à frapper pour, dans un élan de grande générosité (!), partager ou faire connaître les joies de la liberté sauce occidentale.

En fait pour être franc et honnête mon malaise vient du fait que je sens très profondément que notre amour de la liberté est en fait un amour de notre liberté.

Cette soudaine prise de parole dans les médias sociaux, cette vague d’indignation, ce flot de bons mots, de tristesse est réservé pour ceux de notre « clan ». Ce même clan qui, à chaque fois que c’est nécessaire, fera front devant certaines horreurs, front bien défini, avec des frontières, en général, assez bien dessinées. Front devant mais aussi dans l’horreur. On participe et s’indigne de l’horreur. Ensemble, plus ou moins.

Europe, États-Unis et son ombre le Canada (ombre plus découpée depuis Harper), Angleterre. En gros l’occident avec certaines variations dans le temps.

Ce même occident qui dépèce la Chine et une partie de l’Asie au 19ième siècle, celui qui a longtemps pris l’Afrique pour un entrepôt-genre bar ouvert-et ce n’est pas fini, celui qui gère le monde, se donne droit d’ingérence. Toujours au nom de la liberté. La sienne.

Je n’entends personne ou presque lorsqu’il s’agit de la liberté des autres. Des arabes, des asiatiques, des africains, des sud-américains. Pas un mot, en tout cas un relatif silence sur les barbaries nombreuses et tout aussi abjectes voire pire que celle perpétré dans les bureaux de Charlie Hebdo.

Sûr...C’est de notre barbarie qu’il s’agit. Bien organisée, bien costumée et grimée en « démocratielibertédroitsdelhomme ». Cette barbarie est responsable, non pas de 12, 14, 50 ou 1000 morts, mais de centaines de milliers de morts, enfants, femmes, civils !!

Ces morts-là sont moins morts que nos morts...Ils n’ont pas le même poids, ils font moins mal, moins de tirage. Ces morts-là n’existent pas. Il n’y a qu’ici qu’on meurt vraiment, que ça fait mal, la souffrance qui vaut la peine d’être dénoncée, c’est la nôtre.

Silence. Facebook ronronne doucement, twitter ne bronche pas, quelques blogues dénoncent dans une indifférence générale. Les affaires tournent, la famille va bien...

Dans les médias dominants on nous informe-déforme pour nous faire accepter l’inacceptable sauf...Quand ça arrive chez-nous.

Alors là, ça gueule, ça s’émeut, s’indigne, ça tweet, ça pleure, ça partage !!

Avec raison, oui.

Oui. Mais un profond malaise et une double tristesse s’installent, celle pour la tuerie de Charlie Hebdo et celle face à l’indifférence de notre propre barbarie. L’inacceptable et l’accepté, l’anormal et le normalisé. Le « formolisé ».

Barbarie aux différents visages. Au fond, c’est peut-être la même.

Après tout nous sommes tous humains.

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28 décembre 2014 7 28 /12 /décembre /2014 03:11

Athée hier

Ou aujourd'hui

Croyant

Maintenant

Infiniment

Pourquoi se prononcer?

Dans les deux cas

Sans ce hâter!

À la fin

Ou devant rien

Ou devant tout

Un peu crétin

Un peu Ubu

D'avoir cru

Un peu trop tôt

 

 

La science

Sagesse!

Devant l'inconnu

Ne se prononce pas

Et cherche

 

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26 décembre 2014 5 26 /12 /décembre /2014 07:20

Violence du silence 

Distillant son parfum

Aux perfides accents de peur

Enivré, en pleurs

Marin craignant la mer

Pieds et poings liés sur terre

Préférant sa cage

Au moindre sursaut du temps


D'un trou béant

Montant béat

Ses marches

Tapis rouge sang

Se déroulant

Devant des bras en pannes

Ballants

 

La vie tourne, s'emballe

Carroussel de miroirs

Où se reflète

Où l'on peut voir

Une idée courbe

Visage grimacié

Sous le maquillage

Civilisé

 

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13 décembre 2014 6 13 /12 /décembre /2014 01:17

Quand on aura fini de parler

Qu'on aura coupé les ailes des aigles

Et rogné leurs serres

Que les langues auront fini de tourner

Dans vos bouches sept fois

Que les idées seront à plats

Ventres vides et têtes pleines

Quand la dernière estocquade

Aura mis ces gens couchés à genoux

Le fil de l'épée doit un jour

Suivre le fil des idées

Changer dans le confort

Illusions et chimères

Demande à ta mère si

Pour te mettre au monde

Elle n'a pas souffert




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2 avril 2014 3 02 /04 /avril /2014 04:52

La campagne électorale tire à sa fin.

 

On a pu assister comme à l'accoutumé à des prises de positions, des débats où l'on a entendu des idées mille fois ressassées, de vieilles idées remodelées, revampées, revêtues de nouveaux uniformes. On nous promet, pour la enième fois, des améliorations de toutes sortes, des changements, une direction, un avenir meilleur.

 

On a vu encore des partis s'affronter, perdre une immense énergie à lutter pour des positions, des idéaux soi-disants incompatibles. On a vu cette épuisante course au pouvoir faite par des gens à qui je ne confierais pas quoi que ce soit, surtout pas mon avenir.

 

On a vu, encore une fois, la médiocrité prendre le haut du pavé, se pointer sans la moindre vergogne, sans la moindre gêne s'étaler, se répandre, allant jusqu'à se pavaner devant nos yeux, pénétrer nos oreilles et nos cerveaux. Avec un sans-gêne inouï.

 

On nous a fait, encore une fois, le coup de la démocratie. Qu'on pourrait décider, prendre en main notre destin, voir plus loin, bâtir quelque chose.

 

Ça fait combien de temps que nous déléguons nos vies, notre futur? Êtes-vous vraiment convaincus que ces mains qui quêtent le pouvoir sont les bonnes? Qu'est-ce qui peut bien vous faire penser cela? Vous ne vous souvenez donc de rien? Je ne parle pas d'hier ou d'il y a 10 ans. Je parle de se souvenir des luttes de pouvoir qui remontent à bien plus loin. À la nuit des temps? Peut-être... L'histoire ne fait que se répéter parce que nous le voulons bien. Parce que c'est, au fond, confortable. Parce que finalement, nous sommes incapables de nous remettre en cause.

 

Bien plus facile de se battre pour des idées que de travailler sur soi dans l'instant. Parce que le problème est là. Notre regard se détourne constamment vers des idéaux, un futur hypothétique toujours meilleur. Demain, demain, demain. 

 

Mon pays est là où je suis. Je le bâti maintenant, avec les gens qui m'entourent, ici. Je parle, sent, m'ouvre, réfléchit, gagne, perds, regarde, observe ici et maintenant. Je ne donne à personne le droit de bâtir à ma place. Surtout pas à ceux que le pouvoir séduit. Ce sont les pires.

 

Faire un espace où il fait bon vivre est ma responsabilité à chaque seconde qui passe. Un pays est le résultat de l'addition de gens responsables, passionnés, attentionnés, sensibles, en un mot:intelligents. Certainement pas d'une décision politique venue d'instances devenues floues à force de tergiversations et de paroles creuses, de promesses en des lendemains merveilleux. 

 

Un pays ça se construit par le bas, ça commence par le bas. Nous sommes la fondation.  

 

Mon pays c'est les gens qui veulent apprendre, communiquer, partager, grandir.

 

Mon pays n'a pas de frontières ni de couleur ni de drapeau.

 

Mon pays n'est pas une tribu ou une terre, un ciel ou une mer aussi merveilleux soient-ils.

 

Mon pays ne se fait pas avec des idées mais avec des actions, au jour le jour.

 

Là, maintenant. Mon pays, je le vis maintenant.

 

Tout le reste n'est que du vent.

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5 janvier 2014 7 05 /01 /janvier /2014 13:15

Ah! Comme j'aime la France! Doulce France! Son vin, son pain, ses spécialités, ses fromages, ses châteaux, ses paysages contrastés, son climat tempéré, son histoire si riche, sa culture immense mais surtout, ses habitants!

 

Les Français.

 

Colorés, gueulards, susceptibles, rancuniers, chaleureux, fidèles en amitié, gourmands, gourmets, hédonistes, cultivés, articulés, politisés. Au choix. Et j'en passe.

 

Les spécialités françaises...Tiens! Au hasard...La quenelle.

 

On peut lire dans le dico que la quenelle est une boulette (!) qui peut être préparée avec du foie, de la moelle ou du brochet. D'origine allemande (j'en étais sûr...) ce mot vient de "Knödel" qui se traduit par boulette de pâte. C'est un plat également populaire en Autriche...

 

En parlant d'Autriche, prenons la valse.

 

Vu de l'extérieur (je demeure au Québec où d'ailleurs la quenelle laisse assez indifférent. Ici on aime bien les tartes...), on peut s'apercevoir que les français aiment valser (presque toutes les chansons françaises issues du folklore sont à 3 temps). Surtout à l'intérieur. La valse en extérieur est moins charmante. C'est une danse qui ne supporte pas les intempéries. On valse à la ville, pas aux champs. Le principe de la valse est de tourner en rond mais avec classe, sans en avoir l'impression quoi. En France presque tout le monde connaît et sait danser la valse. Les manuels comme les intellectuels. Surtout les manuels. Je ne sais pas pourquoi. Le rythme? Peut-être le fait d'être plus proche des choses simples. L'efficacité. Ça marche ou ça marche pas. Ça tourne ou ça tourne pas. Si ça marche pas tu fais marcher. Au pas s'il le faut. Le pas de trois, pas de deux. Tu veux pas danser au même pas que les autres? Pas grave. Tu ne danseras plus.

 

Paraît qu'en France la quenelle est de plus en plus chère. C'est pourtant populaire ce plat, de plus en plus. On m'a toujours expliqué que dans notre système capitaliste, plus l'offre est forte plus les prix baissent. Remarquez, dans certains milieux la demande au niveau de la quenelle est plutôt faible...Paraît même que plusieurs en ont fait des indigestions graves entraînant des hallucinations: ils voient à l'envers! Oui! Oui! Ce qui est en bas devient ce qui est en haut! Cul par-dessus tête comme on dit! Alors pour la digestion, ça doit pas être facile!

 

Vu de l'extérieur, on a parfois l'impression que la France danse (valse?) sur un pied, alors forcément elle se casse la gueule des fois. C'est probablement passager. Elle va se relever. Elle va se relever et rigoler un bon coup ou faire une révolution. Comme ça. Étonnante France qu'on a déjà vu aller à la guerre la fleur au fusil!

 

Une certaine et étonnante France, fière de sa révolution mais détestant les révoltés.

 

C'est sûr, c'est chiant le révolté, ça emmerde, ça pique, ça gratte, ça force à réfléchir voire à prendre position. Le révolté c'est (parfois) le héros de demain mais (toujours) le terroriste d'aujourd'hui...Parlez-en à Mandela! Mandela l'antisémite (selon certain) d'hier devenu LE héros contemporain (selon tout le monde). Allez jeter un oeil sur son parcours, ce contre quoi il s'est battu. Et qui supportait l'appartheid? Jusqu'à la fin? Mandela proche de Cuba (Castro!), de la Lybie (Kadhafi!). Mandela maître quenellier en son temps. Bien oui! C'est comme ça! Ce cher Nelson n'a pas fait 27 ans de prison à cause de la couleur de sa peau (quoique...) mais à cause de la couleur de ses idées!!

 

DeGaulle prétendait qu'il était difficile de gouverner un pays où on retrouve plus de 300 sortes de fromages. Aujourd'hui les politiciens français n'ont probablement pas la grandeur du général, sa vision, sa prestance ni son éloquence.

 

Peut-être mais aux 300 fromages il faut maintenant y ajouter des milliers de quenelles. 

 

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10 décembre 2013 2 10 /12 /décembre /2013 13:00

Mon père était un mordu de bateaux à voile et sa bibliothèque regorgeait de livres racontant les aventures de marins de toutes les époques.

 

J'ai souvenir des Slocum, des Moitessier, des Éric Tabarly et ses innombrables Pen-Duick, des Alain Colas et son Vendredi 13 (superbe 3 mâts conçu pour être manoeuvré par une seule personne) et une foule d'autres fous de mer. Le récit de leurs voyages me rivait à ma lecture et allait jusqu'à me laisser un goût de sel dans la bouche.  

 

Partager avec eux les ciels étoilés, le vent (les vents!), les grains, les calmes lancinants, les rencontres surprenantes, la solitude (j'avais-et j'ai encore-une prédilection pour les navigateurs solitaires), la faim, le froid, l'anxiété, cette communion avec les éléments, ce face-à-face avec soi-même. Les préparatifs, la débrouillardise, l'endurance, le désespoir, la douleur physique et morale, le triomphe parfois.

 

Arrivait inéluctablement un moment où ceux-ci étaient aux prises avec des tempêtes, des ouragans, des coups de vent creusant la mer transformant celle-ci en une suite de montagnes qu'il fallait inlassablement monter et descendre. La science et l'instinct pour prendre ces vagues parfois monstrueuses dans le bon angle et toujours recommencer. Attention soutenue et vitale pendant des heures et soudain LA vague qui remettait tout en question.

 

Je me demande parfois jusqu'à quel point ces lectures n'ont pas influencé mon parcours musical, toute proportion gardée.

 

Nous surfons sur des vagues, petites ou grandes, nous changeons nos angles de vues en fonction du vent qui souffle et des vagues qu'il creuse. Les tempêtes nous blessent, nous heurtent et si nous nous en sortons, nous rendent plus forts, plus sensibles mais aussi plus expérimentés et armés pour les prochaines. Désolé pour le cliché.

 

Armés de vulnérabilité. On ne se bat pas contre une tempête...On la laisse passer. On baisse les voiles, attentif et sur le qui-vive. L'action est souvent dans le non-agir.

 

Ce qui nous entoure nous parle si nous sommes assez modestes pour écouter. Si nous sommes assez seuls pour avoir l'audace de voir.

 

Ces vagues qui font la vie iront mourir, tôt ou tard, sur une berge quelque part. Là reside peut-être toute leur beauté.

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6 novembre 2013 3 06 /11 /novembre /2013 16:22

Un journal est toujours anachronique. Beaucoup de questions peu de réponses. La vie quoi. 

 

Jeudi 13 juin 2013

 

Retour d’Ottawa. Agréable séjour. Rencontre avec une responsable de la culture au Conseil des Arts. Ouverte et fermée à la fois. Suivre les règles sans possibilité d’en sortir…Les administrations sont toujours difficiles, de par leur structure, à faire bouger en dehors de règles bien définies même si cela s’avèrerait utile. Là où il faudrait du vif nous trouvons du lent, du lourd, là où une adaptation rapide et circonstanciée serait nécessaire nous nous heurtons à une façon de faire rigide et dépassée. Notre interlocutrice en est bien consciente mais n’y peut rien ou pas grand chose. Que signifie être libre à ce moment?

 

-

 

Facebook. Exposer ses points de vue sans jamais, ou presque, avoir l’intention de prendre en compte ce que l’autre propose. Changer d’idée est souvent perçu comme une perte, un abandon, une rédition. Avouer que nous nous sommes trompés écorche cette sacro-sainte image que nous nous formons de nous-mêmes et à laquelle nous sommes si attachés. Elle nous défini, nous campe dans le temps, nous fixe et nous rassure tout à la fois. Et si cette image, notre tendance forte à nous identifier à celle-ci était cause de notre souffrance? Les images finissent toujours par se heurter. Par leurs biais nous recherchons la sécurité. Elles ont pour noms catholiques, communistes, québécois, musiciens, professeurs, anarchistes, philosophes, musulmans etc. etc. Sécurité dans le groupe, la tribu, la famille, la nation, le parti politique, la religion? Cette recherche de sécurité dans le groupe ne se trouve-t-elle pas être le noyau de notre insécurité, son point de départ? Nous passons notre vie à nous "construire". Est-ce bien raisonnable?

 

 

Les médias sociaux ne sont pas un lieu d'échanges (ou si peu) mais bien une scène où chacun y va de son numéro. Un semblant de partage où finalement on se satisfait de montrer son plumage, haut en couleur ou terne. Prouver à soi-même et aux autres que nous avons une existence, une raison d’être, que nous trouvons une certaine tangibilité à travers leur regard. Nous (nous) confirmons ainsi que nous sommes bien vivants et utiles...Ayant à ces propos des doutes récurants…

 

-

 

Travail sur une composition de Rebecca Martin “Play for Me”. Le génie d’écrire quelque chose de simple mais qui nous parle, nous touche, nous émeut. Belle leçon de modestie pour qui pense que la complexité est toujours intéressante. Cette complexité ne cacherait-elle pas parfois une pauvreté de l’esprit? Se laisser griser par ses habiletés et son savoir faire est toujours dangereux.

 

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Tristesse et colère. De jeunes Sikhs interdits de jouer au soccer au Québec. Déjà, leur cerveau formaté par des croyances. Probablement un héritage de leurs parents. Quand on a 10 ou 11 ans nous ne sommes pas préoccupés par le fait de croire ou non en un Dieu. Sottises d'adultes et embrigadements de jeunes pour des causes  qu’ils ne comprennent pas! Et qui blâmer? Ceux qui asservissent au nom de l'amour ou ceux qui excluent au nom de la liberté?

 

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À ce point passionné par la vie, sortir du cercle étourdissant du désir et du devenir? 

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